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Classement Transparency international 2019 : Le Mali classé 130e pays le plus corrompu
Publié le lundi 27 janvier 2020  |  Arc en Ciel
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© Autre presse
Carte du mali
Le pays fait partie de la Communauté économique des États de l`Afrique de l`Ouest (CEDEAO) et de l`Union africaine
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Dans le classement 2019 de l’ONG Transparency international portant sur l’Indice de perception de la corruption dans 180 pays, le Mali a reculé de 10 rangs.




AlerteL’ONG Transparency International a publié ce jeudi 23 janvier 2020, en marge du Forum de Davos, son classement des pays dont les agents de l’administration sont perçus comme les plus corrompus en 2019. Le Mali occupe la 130e place du classement.

Classé 130e cette année contre 120e pour l’année 2018, les chiffres de 2019 montrent que notre pays régresse en matière de lutte contre la corruption.

Ce qui est peut être rassurant pour notre pays, c’est que Transparency n’a pas intégré dans son classement de 2019, les efforts que mènent nos autorités en 2019. En ce sens que ledit classement ne prend en compte que l’année 2018. Depuis bientôt une année, la lutte contre la corruption occupe désormais une place importante dans l’agenda des évènements de la bonne gouvernance au Mali.

Gageons que les efforts déployés figurent dans le classement de 2020.

En Afrique, le Sénégal vient à la 66e place. Le Bénin (80e), Le Ghana (80e) et le Burkina Faso (85e). A ces pays de la sous-région, on peut ajouter le Bostwana (34e) et le Rwanda (51e). La Côte d’Ivoire se classe 106e, la Guinée équatoriale ( 173e ), le Cameroun ( 153e), le Nigeria ( 146e), l’Angola ( 146e), le Togo ( 130e), le Gabon ( 123e) et le Kenya ( 106e ).

Pour Patricia Moreira, directrice générale de Transparency International, « la corruption effrite la démocratie et produit un cercle vicieux en sapant les institutions démocratiques. En effet, plus ces institutions sont faibles, moins elles sont en mesure de contrôler la corruption ».

L’IPC note 180 pays et territoires selon leurs niveaux perçus de corruption dans le secteur public, en s’appuyant sur 13 évaluations d’experts et enquêtes menées auprès de chefs d’entreprises. Cet indice utilise une échelle de zéro (fortement corrompu) à 100 (très peu corrompu).

L’ONG demande des règles pour le financement des partis

Les pays les plus mal classés sont la Somalie, le Sud Soudan, la Syrie. La France se trouve plutôt bien classée, au 23e rang des pays les moins corrompus.

Transparency classe 180 pays pour lequel l’ONG établit un « indice de perception de la corruption » à partir d’enquêtes auprès de chefs d’entreprise. Ils sont interrogés sur le degré de corruption des agents du service public de leur pays. Cet indice va de 0 à 100, le score le plus haut allant aux pays dont l’administration est perçue comme la moins corrompue.

Transparency relève que deux tiers des pays ont un score inférieur à 50. « Depuis 2012, seuls 22 pays ont considérablement amélioré leurs scores, dont l’Estonie, la Grèce et le Guyana, et 21 pays ont sensiblement régressé, parmi lesquels l’Australie, le Canada et le Nicaragua », écrit l’ONG.

La présidente de l’ONG Delia Ferreira Rubio, conseille de toute urgence de s’attaquer au problème du financement des partis politiques. Elle note en effet que « les pays où l’administration est la plus corrompue sont aussi ceux où les règles de financement des campagnes électorales sont inexistantes ou mal appliquées ».

Mamadou Sidibé

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