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Edito : L’étau se resserre autour de Karim Keita
Publié le lundi 24 fevrier 2020  |  Infosept
Contrôle
© aBamako.com par Androuicha
Contrôle démocratique du secteur de la sécurité
Bamako, le 23 juin 2015 à l`hôtel Salam. Sur initiative de l`Institut National Démocratique (NDI), les parlementaires venus du Burkina-Faso et du Niger ont échangé avec leurs homologues maliens sur la bonne gouvernance du secteur de la sécurité. (Photo honorable Karim Keita, pdt de la commission defense à l`AN)
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Appel à voter contre lui en commune II et refus d’être reçu par les familles fondatrices de Bamako, Touré, Dravé et Niaré, le fils du Président de la République, non moins député et Président de la commission Défense de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Karim Keita ne dort plus que d’un œil. A trois ans de la fin de règne de son Papa, le tout-puissant fils commence à avoir des soucis véritables. Il serait rattrapé par un certain passé et risquerait de subir le même sort que certains fils d’anciens présidents de la République. Va-t-on crier à l’acharnement contre Karim Keita, du fait d’être le fils du Président de la République ? Que reproche-t-on réellement à Karim Keita ?

Pour certains, il n’y a ni acharnement encore moins égoïsme, Karim Keita récolte ce qu’il a semé. Et pourtant, tous les grands analystes avaient tiré la sonnette d’alarme, sur une dérive dynastique, quand le fils du Président de la République, nouvellement élu en 2013, s’était porté candidat aux législatives. Pour rappel, le RPM, parti présidentiel, lui avait barré la route en commune IV, avant d’aller sur la liste du même parti en commune II. Maintes fois interpellé sur la question de la candidature de son fils, IBK n’a pas tardé à répliquer en disant qu’il est malien et qu’il jouit de tous ses droits civiques.

Comme si cela ne suffisait pas, il a dit plus haut ce que certains murmurent plus bas à savoir que son fils a été bien élu et qu’il aurait même battu un opposant de gros calibre. Fort de ce soutien de taille, le fils du Président, une fois élu à l’Hémicycle, a nourri d’autres ambitions, celles de devenir à tout prix le Président de la très stratégique Commission de Défense à l’Assemblée Nationale. A la tête de cette importante commission depuis plus de six ans et face aux différents scandales de détournements de fonds dans l’achat des armements, serait-il réellement exempt de reproches ? La réponse dans trois ans, à la fin du mandat de son père Président de la République.

En attendant l’ouverture des enquêtes sur les autres dossiers, celui qui défraie actuellement la chronique est l’affaire Birama Touré, ce journaliste qui a disparu en 2016 et qui se trouve être un enfant de la famille Touré. Karim Keita, du soupçon à l’accusation formelle, est clairement indexé par le Patriarche des Touré pour être celui qui serait à la base de la disparition de leur fils. De commun accord avec les autres familles fondatrices, les Touré sont montés au créneau pour appeler clairement à voter contre Karim Keita à la députation du 29 mars 2020, dans leur commune.

Et pour ne rien arranger, ils ont décidé de ne plus recevoir Karim Keita dans aucune des trois familles fondatrices de Bamako, tant que la lumière n’est pas faite sur la disparition de Birama Touré. Cet appel sera-t-il entendu ? La réponse au soir du 29 mars 2020, après la fermeture des bureaux de vote.
En somme, ne dit-on pas que le pouvoir absolu corrompt absolument ? Si IBK avait compris cette célèbre citation, en 2013, il aurait certainement empêché son enfant de jouer un quelconque rôle dans la gestion des affaires publiques. Donc, il endossera une grosse part de responsabilité dans tout ce qui adviendra à Karim Keita.

Youssouf Sissoko
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