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Cinq soldats maliens tués à Mondoro, attaquée pour la troisième fois en 6 mois
Publié le lundi 2 mars 2020  |  AFP
Patrouille
© AFP par PHILIPPE DESMAZES
Patrouille de l`armée malienne et française à Goundam
Patrouille de l`armée malienne et française entre Goundam et Tombouctou
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Au moins cinq soldats maliens ont été tués dimanche dans une attaque contre un check-point à Mondoro, une localité du centre du Mali déjà visée en septembre et le mois dernier par les jihadistes, a-t-on appris lundi de source militaire et locale.
"Au moins cinq militaires ont été tués dimanche à Mondoro lors d'une attaque jihadiste, les assaillants ont aussi subi des pertes", a déclaré à l'AFP, sans plus de précision, un officier de l'armée malienne basé à Mopti, chef lieu de la région.

Les assaillants ont "attaqué un check-point avant de le détruire" et ont "utilisé des lance-roquettes pour tirer sur les véhicules de l'armée garés", a indiqué un élu local.

"Les échanges de tirs ont duré environ une heure" puis "l'aviation malienne est venue pour bombarder les positions des jihadistes.Je ne connais pas le nombre de jihadistes tués, mais il y a des victimes", a ajouté cet élu s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

Une association locale s'est inquiétée lundi d'un possible départ des militaires de Mondoro, où un soldat avait été tué et trois blessés le 14 février.Le camp de Mondoro, ainsi que celui de Boulkessi, proches de la frontière avec le Burkina Faso, avaient déjà été frappés en septembre par une double attaque jihadiste durant laquelle au moins 40 soldats avaient été tués.

"Selon des informations, des militaires menacent de quitter Mondoro après l'attaque.S'ils mettent à exécution cette décision, les terroristes vont prendre le contrôle non seulement de Mondoro, mais de tout le cercle de Douentza", a déclaré à l'AFP Oumar Ongoïba, un responsable de l'Association pour le développement de Mondoro (ADM), en soulignant le caractère stratégique de la zone.

L'attaque de septembre contre Mondoro et Boulkessi, l'un des plus graves revers de l'armée malienne depuis des années, avait été revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), principale alliance jihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaïda, avec lequel le président malien Ibrahim Boubacar Keïta envisage notamment de négocier.
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