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Mali: les partisans de Cissé dénoncent des fraudes, ceux d’IBK parlent de «mauvais perdants»
Publié le lundi 12 aout 2013  |  RFI


© aBamako.com par SA
Election présidentielle: l`ambiance au quartier général, du candidat IBK.
Dimanche 28 juillet 2013. Bamako. Après le scrutin présidentiel marqué par une mobilisation importante et avant la proclamation des résultats officiels, les partisans du candidat Ibrahim Boubacar Kéïta manifestent leur joie au vu des premières tendances.


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Au lendemain du second tour de l’élection présidentielle opposant Soumaïla Cissé à Ibrahim Boubacar Keïta, les résultats officiels sont encore attendus, ce lundi 12 août. Tandis que le camp de Soumaïla Cissé dénonce des fraudes et dysfonctionnements, les partisans d’IBK les accusent d’être de « mauvais perdants ». Les observateurs internationaux tentent pour l’instant de ne pas se poser en arbitre et renvoient aux voies légales de recours.

Le porte-parole de Soumaïla Cissé, Gagnon Coulibaly, parle « d’urnes remplies, dès 8h du matin », dimanche 11 août. Il affirme que des « bureaux de vote parallèles » ont été découverts dans des mosquées de Bamako. Des faits qui auraient été constatés par des huissiers de justice.

Toujours selon le porte-parole de Soumaïla Cissé, des délégués du candidat présent dans les bureaux de vote auraient subi des intimidations de la part des forces de l’ordre. Certains auraient même passé la nuit en prison. Conclusion pour les partisans de Soumaïla Cissé, la crédibilité des résultats est entachée.

Les partisans d'IBK confiants

« Il s’agit d’un discours de mauvais perdants », répond-on du côté adverse. Le porte-parole d’Ibrahim Boubacar Keïta, Mahamadou Camara, estime que « les Maliens ont exprimé un choix très clair en plaçant IBK largement en tête au premier tour », et croit savoir que « la tendance se confirme » pour le second tour.

« Ce n’est donc pas le moment d’envoyer ce genre de choses », poursuit le porte-parole d’IBK. « Nous aussi, nous avons des preuves qu’il y a eu des fraudes, mais nous nous gardons de tout commentaire et attendons que les autorités fassent leur travail », commente-t-il.

Prudence des observateurs internationaux

Du côté des observateurs internationaux, on reste prudent et on ne répond pas directement aux accusations. « Ce n’est pas mon rôle », estime Louis Michel, le chef de la mission d’observation de l’Union européenne, qui souligne cependant que « l’on ne nous a jamais rapporté ce genre de chose. Il faut faire la preuve de ce que l’on affirme, qui conseille aux personnes qui se sentent flouées d’utiliser les voies légales de recours ». Pour lui, le scrutin a été « intègre et transparent ».

« Soumaïla Cissé est quelqu’un de sérieux », estime quant à lui Etienne Kodjo, le chef de la mission d’observation de l’Union africaine, « s’il dit cela c’est qu’il en est convaincu ». Mais là encore Etienne Kodjo évite de se poser en arbitre et rappelle que c’est le rôle de la Cour constitutionnelle. Il note cependant que les accusations portées par le camp de Soumaïla Cissé, quelle que soit leur véracité, ne portent pas sur un nombre de bureaux, ni une étendue géographique, importantes.

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