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Covid-19: l’endiguement encore possible en Afrique, selon l’OMS
Publié le jeudi 9 avril 2020  |  OMS
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© Autre presse par DR
Premier cas de coronavirus en Afrique subsaharienne a été confirmé au Nigeria
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Brazzaville, 9 avril 2020 - Alors que le nombre de cas de COVID-19 en Afrique continue de croître, de plus en plus de pays du continent voient le virus se propager au-delà des capitales.

Parmi les 47 pays de la Région Afrique de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), près de 60 % signalent des cas de COVID-19 à plusieurs endroits, contre environ 21 % il y a deux semaines. Il existe des groupes de cas et une propagation communautaire dans au moins 16 pays.

« S'attaquer aux cas dans les zones rurales qui n’ont souvent pas les ressources des centres urbains posera un immense défi aux systèmes de santé déjà mis à rude épreuve en Afrique », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique. « Il y a une grave pénurie de structures de traitement pour les cas critiques de COVID-19 en Afrique. »

L'OMS constate que le nombre total de lits dans les unités de soins intensifs (USI) disponibles pour être utilisés pendant le COVID-19 dans 43 pays d'Afrique est inférieur à 5000. Cela représente environ 5 lits pour un million de personnes dans les pays concernés, contre 4 000 lits pour un million de personnes en Europe. Dans la plupart des pays, les patients de COVID-19 en état critique sont traités dans les unités de soins intensifs. Dans 41 pays, qui ont fait rapport à l'OMS, le nombre de ventilateurs fonctionnels dans les structures de santé publique est inférieur à 2000.

Une analyse préliminaire des décès dus au COVID-19 révèle que plus de la moitié (55 %) des décès signalés concernent des personnes de plus de 60 ans et pourtant, ils ne représentent que 16 % du total des cas. Cela pourrait indiquer que les Africains plus âgés courent un risque plus élevé de mourir du COVID-19.

Mais l'endiguement est encore possible. Dans 31 pays, il y a moins de 100 cas cumulés de COVID-19. S'ils continuent à mettre en place un système de détection précoce et des interventions fortes et exhaustives autour de chaque cas, ils peuvent éviter une propagation plus large du COVID-19.

Alors que les cas de COVID-19 se déplacent hors des zones urbaines, il est nécessaire de décentraliser la réponse et d'accroître la coordination avec les administrations régionales ainsi que de renforcer les systèmes sous-nationaux de réponse aux urgences sanitaires.

Les gouvernements et les administrations provinciaux et régionaux doivent être en mesure de coordonner, de retracer les contacts, de contenir les cas et de traiter les patients au niveau local. Le Ghana, le Kenya et le Nigéria ont étendu les tests nationaux à plusieurs laboratoires, ce qui permet de décentraliser le dépistage. La Tanzanie prévoit actuellement une nouvelle expansion à cet égard. L'Éthiopie a même reconverti son laboratoire national de santé animale pour tester le COVID-19.

L'OMS continue à fournir un soutien technique et logistique aux pays. Dans les prochains jours, l'organisation expédiera à 30 pays africains un million de masques supplémentaires donnés par la Chine, ainsi que suffisamment d'équipements de protection individuelle pour chaque pays afin de traiter 100 patients de COVID-19. Cette opération est organisée en collaboration avec le Programme alimentaire mondial.

L'OMS travaille en partenariat avec d'autres agences des Nations Unies pour répondre au COVID-19. L'organisation a tenu aujourd'hui une conférence de presse virtuelle avec Marie-Pierre Poirier, directrice régionale de l'UNICEF pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, Mohammed Abdiker, directeur régional de l'Organisation internationale pour les migrations pour l'Afrique de l'Est et la Corne de l'Afrique et Elsie Kanza, responsable de l'Afrique au Forum économique mondial.
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