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Gel des salaires des enseignants : Le Synefct lance un ultimatum au gouvernement
Publié le jeudi 23 avril 2020  |  Le Démocrate
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© aBamako.com par A S
Lancement de la nouvelle version du système intégré de gestion des impôts et taxes assimilés
La cérémonie de lancement de la nouvelle version du système intégré de gestion des impôts et taxes assimilés a eu lieu le 7 Août 2017. Photo Boubou CISSE
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Après avoir constaté un petit dénouement sur l’évolution de la situation des salaires des militants, la Synergie des syndicats signataires du 15 octobre 2016 a suspendu sa manifestation du vendredi passé. Mais elle reste sur ses gardes si les autorités trainent avec le payement du personnel enseignant qui était déjà à deux mois sans salaire. Ce que nous apprend le secrétaire général du Synefct, Ousmane Almoudou, lors d’une interview qu’il bien voulu nous accorder à la Maison de l’enseignant, après l’annulation du sit-in du 17 avril.
Le bras de fer entre enseignants et gouvernement se poursuit même s’il semble être tombé dans l’oubliette à cause de la crise sanitaire. A presque trois mois sans salaire, les coordinations de Bamako s’apprêtaient à manifester le vendredi 17 avril 2020 à travers un sit-in. Mais finalement reporté pour voir la suite après avoir constaté un petit dénouement.

Selon OusmneAlmoudou, l’objectif de cette manifestation, c’est surtout maintenir la pression sur le gouvernement. Pour, dit-il, lui rappeler qu’il n’a le droit de bloquer le salaire de quelqu’un. « La loi leur permet de faire les retenues sur le nombre de jours de grèves, mais la loi ne donne pas le droit de bloquer les salaires », rappelle-t-il.

Aux dires d’Almoudou, le gouvernement du Mali a délibérément opté pour geler les salaires des enseignants, précisément ceux de Bamako. C’est pourquoi, les coordinations de Bamako ont décidé de mener des actions pour mettre les enseignants dans leur droit. D’où ce sit-in en suspens.

« Il y a des communes qui ont eu leurs salaires et certaines ont commencé. Donc pour nous, c’est la pression exercée par les coordinations de Bamako qui a fait que certainement le PM qui est à l’origine du blocage des salaires a dû donner des instructions pour aller en déblocage. En tout cas pour le moment toutes les communes de Bamako ne sont pas encore faites », explique-t-il.

Il s’agit des salaires du mois de février, parce que le blocage a commencé par là. Pour le moment, à Bamako c’est le mois de février qui est payé, sauf en commune I où celui de mars a été payé, précise le syndicaliste.

Ce dénouement, affirme M. Almoudou, ne saurait être une raison pour perdre de vigilance sur le gouvernement et baisser les bras. « Quand on a fait notre situation de salaires sur le district de Bamako, on a constaté qu’il y a une évolution. Et nous nous sommes dit qu’il est important de donner une semaine au gouvernement », laisse-t-il entendre. « Donc, le sit-in est reporté pour le vendredi 24 ; d’ici là on va faire la situation ; si tous les salaires ne sont pas faits, le sit-in va se tenir », martèle-t-il.

Parlant de la réouverture des classes, Ousmane Almoudou affirme que la condition de leur retour en classe est très claire. « L’application de l’article 39 du statut particulier. On n’a pas dit que la rentrée est prévue pour le 09 mais. C’est le président qui dit que les écoles sont fermées jusqu’au 09. Mais notre objectif de l’année scolaire est très clair. C’est l’article 39, s’ils ouvrent les écoles sans l’application de l’article 39, nous allons continuer avec nos mouvements de grève », indique-t-il.

Pour rappel, poursuit Almoudou, on avait déposé un préavis de grève qu’on a retiré. Donc on attend la réouverture des écoles du président pour voir quelle action entreprendre. En tout cas, syndicalement, toutes les actions que nous allons poser seront des actions légales qui s’inscrivent dans le cadre de la loi, rassure le secrétaire général du Synefct.

Avant de conclure, il lance un appel à ses collègues de tenir jusqu’au bout. « Nous savons que l’objectif du gouvernement en bloquant les salaires c’est de nous affamer, de nous amener à nous vilipender et à oublier l’objectif », a-t-il l’attention des militants.

Oumar SANOGO
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