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Crise sociale : en réalité, les maliens ne veulent plus de la gouvernance actuelle, mais que faire ?
Publié le mercredi 13 mai 2020  |  Aube d'Afrique
Marche
© aBamako.com par Sissoko
Marche des syndicats de l`éducation signataires
Le Mercredi 11 mars 2020. Bamako. Les syndicats de l`éducation signataires ont marché pour exiger l`application de l`article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018
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Réélu pour un nouveau mandat de cinq ans non renouvelable, le pouvoir semble souffrir d’une certaine crédibilité de la part de la population. Le couvre-feu, les coupures d’électricité, la contestation des résultats des élections législatives sont venus s’ajouter à la grève des enseignants. De la contestation des résultats du vote aux différentes grèves, ce sont des problèmes qu’il ne faut pas ignorer.
Il faut rappeler que le précédent mandat de « Mister président » avait été émaillé de grèves à beaucoup de niveau social du pays. Les enseignants ont grevé. Ceux-là sont les vétérans en la matière. Ils réclament toujours les meilleures conditions de vie et de travail. Les commerçants ont grevé pour des raisons liées aux prix, taxes et impôts. Les banques ont grevé suite à l’inculpation d’un de leur qui avait été injustement arrêté et emprisonné. Les transporteurs ont grevé pour des raisons liées à leur condition de travail. Les policiers ont grevé. Bref, les grèves ne finissaient pas d’où l’UNTM la chef en la matière. En plus, un président contesté a gagné les élections.

Avec le nouveau pouvoir, les choses ne sont pas simples et faciles car nous avons repris avec les séries de grèves avec ce nouveau mandat. Les magistrats ne voulaient pas lâcher. Aujourd’hui, ce sont les enseignants qui décident de tirer le fil jusqu’au bout. Qui veut tordre le coup à « Boua » ? Ça fait tout un tas de revendication à l’endroit du nouveau pouvoir. Fallait-il s’attendre à ces évènements dans un pays en proie à la rébellion et au terrorisme ? IBK semble ne pas s’inquiéter face à ces grognes sociales qu’il ne faut pas prendre à la légère.

Le Mali est un pays hors-pair avec ses réalités qui laissent à désirer pour un avenir meilleur. Tous les secteurs sont minés par la corruption et la mauvaise gestion alimentées par les incapacités notoires en compétence et en ressources humaines de qualité. Le pessimisme est grandissant. Dans une telle société, il faut s’attendre à des problèmes. Lorsque vous observez les maliens, on a l’impression que les gens n’aiment pas le pouvoir en place mais ils n’ont pas la solution réelle à leurs problèmes. Le Mali a besoin des hommes et femmes dignes.

Yacouba Dao
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