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2e tour des élections législatives de 2020 : Les députés « spoliés » par la cour constitutionnelle revendiquent leur victoire !
Publié le lundi 15 juin 2020  |  Le Pays
Conférence
© aBamako.com par FS
Conférence de Presse du député Bourama Tidiane Traoré
Bamako, le 6 Décembre 2014 à la Maison de la Presse, conférence de presse du député Bourama Tidiane Traoré
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Au cœur des locaux du siège du collectif des députés élus par le peuple et « spoliés » par la cour constitutionnelle, sis à Labiabougou, un point de presse a été animé, jeudi 11 juin, par des candidats victimes de l’arrêt de la cour constitutionnelle. La raison : donner des informations sur des faits et actes subis avant et après la proclamation des résultats, et réclamer leur victoire.

Si la cour constitutionnelle du Mali estime que son arrêt met définitivement fin à toute revendication électorale, tel n’est pas la conception de ces députés victimes.

Animé par Bourama Tidiani Traoré alias Banazolé Boura, président du collectif, Ibrahim Kébé et d’autres candidats plaignants, le point de presse du « Collectif des députés spoliés par la cour constitutionnelle » consistait à éclaircir la lanterne du public sur des faits et des actes subis avant et après la proclamation des résultats définitifs du 2e tour.

Mis en place dès l’officialisation de l’arrêt de la cour constitutionnelle (le 30 avril 2020), ce Collectif est composé des élus « spoliés » de Bougouni, Bafoulabe ; ceux des communes I, V, VI de Bamako ; Kati ; Mopti; Sikasso ; Tenenkou ; Youwarou.

Sur la base des sollicitations des populations, des croyances dans les lois, voire dans les institutions du pays, ces candidats disent qu’ils se sont engagés pour la course de ces législatives. Ils soutiennent avoir été témoins des résultats provisoires centralisés des préfectures et du gouvernorat de Bamako pour le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Ces résultats, disent-ils, confirmaient leur victoire. Mais, à leur grande surprise, poursuivent les conférenciers, la cour constitutionnelle se prononçant, « selon sa volonté », « a, soit inversé les résultats qui nous étaient favorables, faisant du perdant le gagnant, soit ignoré des requêtes rapportant les faits réels manigancés en faveur de certaines listes (les gagnantes) ».

Lors de ces législatives, ces candidats disent avoir repéré des pratiques « graves aux antipodes » de la démocratie et des droits de l’homme tels que des intimidations, enlèvements, menaces, répressions et séquestrations qui, dans plusieurs circonscriptions, ont émaillé les scrutins de la 6e législature du Mali.

Pour une gestion pacifique et démocratique, les conférenciers annoncent avoir néanmoins produit et remis aux missions diplomatiques un mémorandum retraçant les faits.

Suite à des contestations, les spoliés de la Cour constitutionnelle confient avoir sollicité l’entremise des leaders religieux, dont Ousmane Cherif Madani Haidara, président du haut conseil islamique du Mali en vain. Ils maintiennent avoir également saisi Boubou Cissé sans obtenir gain de cause. « Le PM Boubou Cissé nous a promis de rendre compte à IBK. Au cours de notre rencontre, Boubou a réitéré la position de ses membres, celle de nous restituer les victoires indument attribuées à des listes adverses », ont-ils précisé, regrettant que le PM ait mis tout ce temps sans donner de suite à leur revendication.

Vent debout contre le résultat de la cour, ces candidats rappellent qu’une des recommandations du Dialogue national inclusif porte sur la nécessité absolue de tenir des élections législatives libres, transparentes et crédibles. À l’ensemble des citoyens lambda, ces derniers tiennent à souligner que « l’urgence qui s’attache à la résolution de cette crise passe, nécessairement, selon eux, par le rétablissement de la vérité des résultats de ces élections législatives, voire la reconnaissance de la volonté des électeurs dans toutes les circonscriptions incriminées ». Ce qui les amène à attirer l’attention des pouvoirs publics sur des risques de perturbations de la paix sociale.

Lesquels risques peuvent, à leurs avis, être consécutifs aux frustrations endurées par les uns et les autres dans les différentes localités du pays. Avec un tel système électoral, ces victimes demeurent sûres qu’un danger permanent serait possible au Mali. Aussi, soulignent-ils, avec ce rythme de vol ou de truquage des suffrages obtenus dans les urnes, il faut, pour le vote dans les jours, semaines, et les mois à venir, s’attendre « à une aversion des populations ».

Via ce point de presse, ils ont plaidé pour la restitution des victoires du peuple, exprimant qu’ils ne sont ni pour ni contre ces manifestations qui se passent dans le pays.

Mamadou Diarra

Source : LE PAYS
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