Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Crise politique : Le vrai visage de SBM !
Publié le jeudi 25 juin 2020  |  echos media
Rentrée
© aBamako.com par Androuicha
Rentrée politique nationale du parti ASMA-CFP
Ségou, le 22 juin 2019. Le parti Alliance pour la Solidarité au Mali- Convergence des Forces Patriotiques (ASMA-CFP) a fait sa rentrée politique nationale sous la houlette de son président M. Soumeylou Boubèye MAIGA.
Comment


Face à la prétention démesurée du M5-RFP demandant la démission du Président de la République prétendument au nom du peuple malien, la seule réponse possible à cette imposture, c’est la mobilisation générale de la majorité pour faire barrage à leur forfaiture mais malheureusement ceux qui doivent apporter la contradiction ont des agendas personnels.

En effet, où sont les soutiens supposés du président de la République ? Car dans une République réglée par la démocratie, c’est bien les hommes politiques qui doivent principalement animer le jeu politique. Par à-coups on aperçoit la soi-disant majorité s’activer dans des réunions confidentielles face à cette déferlante que rien ne semble arrêter.

Comment comprendre que c’est M5-RFP qui inonde les réseaux sociaux et mobiliser les médias et que les soutiens supposés ne parviennent pas à intéresser un tant soit peu, quelques journalistes. S’il y a un cas qui intrigue à plus d’un titre, c’est bien celui de Soumeïlou Boubèye Maïga. Contrairement à Tréta qui tant bien que mal s’active pour trouver un créneau de dialogue entre la majorité et le M5-RFP, SBM, lui, s’est résolument muré dans un silence de carpe, comme si rien de tout ce qui se passe ne l’intéresse pas ; alors qu’il se dit bel et bien de la majorité même si nul ne sait de quelle majorité et qu’il avait des représentants dans le gouvernement Boubou Cissé, issu de l’accord de gouvernement du 2 mai 2019.

Il n’a jamais hésité à remettre dans leurs petits souliers ceux qui s’aventurent à s’attaquer au symbole de mars 1991 ; se prenant abusivement pour le pape de la démocratie. Une vidéo devenue virale pour sa cause personnelle, le montre en jeune syndicaliste tenant tête à Moussa Traoré. De longues années, cette vidéo d’insolence plutôt que de courage, a été utilisée pour abuser des gens, présentant SBM comme un héraut alors qu’il est moins qu’un zéro. Entre-temps, il a gravi tous les échelons de la haute administration et devenu Premier ministre par la grâce du président IBK ; qu’il n’a pourtant pas hésité à trahir quelques années plutôt tout comme il a trahi ATT et tous ceux qui l’ont sorti de la boue.

Non seulement son silence intrigue, mais révolte à la limite. Où est donc passé le pseudo défenseur de la démocratie quand les symboles de cette démocratie sont attaqués ? Pourquoi ne dit-il pas mot pour rappeler à ses compagnons de toujours que leur demande est simplement surréaliste et incongrue.

En lisant la seule sortie qu’il s’est autorisé par le biais d’une interview, on comprend que seul l’intéresse le nombre de députés à obtenir d’où son invitation à organiser des élections partielles. N’est-ce pas lui qui a poussé au report des élections sans aucune raison en dehors de ses propres calculs mercantiles ? N’est-ce pas lui qui a mis la pression la plus dure sur la Cour pour dire et se dédire sur la prolongation du mandat des députés. Si aujourd’hui la Cour est dans le viseur de tout le monde, c’est en grande partie à cause des différentes pressions que cet homme sadique lui a faites pour prendre des directions aventureuses. Il a jeté la Cour à la vindicte populaire comme à ses habitudes ; mais manque le courage politique pour la défendre maintenant qu’elle en a besoin.

En pondant un communiqué pour recommander des élections partielles, ASMA et son président montrent leur vrai visage. Seul l’intéresse le nombre de députés à comptabiliser pour se constituer un groupe parlementaire et continuer à faire son chantage habituel. En s’engouffrant dans cette brèche d’élections partielles, SBM donne à voir aux maliens son peu d’intérêt pour les institutions de la République. A-t-il oublié que l’arrêt de la Cour constitutionnelle n’est pas une mangue à couper en tranches. Elle est passée à la force de la chose jugée et irrévocables. Il le sait très bien au regard de son expérience de l’Etat. Mais il surfe sur une vague d’ignorance qui gagne du terrain au Mali et animée par des revanchards qui veulent en découdre avec le régime.

Où est votre loyauté quand vous disparaissez des radars au moment où le pays est en passe d’être bloqué par des manifestations intempestives et ne visant autre chose qu’à ébranler les fondements de notre démocratie. La loyauté, c’est par les actes qu’on pose tous les jours.

SBM use de tous les moyens de toutes sortes pour attaquer ses adversaires, briser des carrières, faire son chemin. Que n’a-t-il pas apporté pour vouloir détruire le Général Moussa Diawara allant jusqu’à utiliser à coups de propagande de plusieurs millions, les images de sa fête privée ? Son rejeton, Idy, est un des plus actifs sur les réseaux sociaux tout comme ses autres militants qui ne cessent d’inonder les réseaux de son image et de ses activités. Mais aucun d’eux ne dit mot depuis que le M5-RFP a commencé ses activités. Par la volonté de leur mentor, tous ces activistes sont aux abonnés absents et peut-être même qu’ils contribuent même discrètement aux mouvements des contestataires.

Aujourd’hui vous devez sortir de vos cachettes pour dire à ces gens que tout ce qui leur restent à faire c’est de se préparer pour les futures échéances électorales, en demandant des gages de transparence afin de revitaliser notre démocratie. Mais de SBM, il n’y a pas grand-chose à attendre pour défendre le président car, qui trahit une fois, trahira une 2ème fois.

Sibiri Samaké.

Source : Autre Presse
Commentaires