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Ouverture du Sommet extraordinaire de la CEDEAO : La diatribe d’IBK contre l’imam Mahmoud Dicko
Publié le mardi 28 juillet 2020  |  Le Pays
Cérémonie
© aBamako.com par A.S
Cérémonie de présentation de vœux des notabilités au chef de l`Etat
Koulouba, le 29 décembre 2014. Les notabilités et les chefs religieux du Mali sont allés présenter leurs vœux de nouvel an au chef de l`Etat.
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Lors de l’ouverture du sommet extraordinaire des membres de la CEDEAO, le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, n’a pas été tendre, selon la Radio France internationale (RFI), avec l’imam Mahmoud Dicko.

IBK revient sur son sport favori : attaquer ses opposants à chaque occasion. Pendant que les Chefs d’État de la CEDEAO cherchent à éteindre le feu, lui, il le ravive. En effet, il s’est, selon le journaliste Moussa Kaka de RFI, violemment attaqué aux leaders du M5-RFP, à son autorité morale, l’imam Mahmoud Dicko particulièrement. Si les autres chefs d’État, dont Macky Sall, Mahamadou Issoufou et Alassane Dramane Ouattara ont proposé des solutions, IBK, lui, a préféré des invectives.

« Tous les Chefs d’État de la CEDEAO qui sont intervenus sont unanimes à dire qu’il faut une solution à la crise malienne », a rapporté Moussa KaKa qui ajoute : « Le Président Macky Sall du Sénégal affirme que la CEDEAO est dans son rôle de prévention de conflits et de sauvegarde de la paix dans l’espace des 16 pays ».

À en croire le journaliste de RFI, le président de la République de Côte d’Ivoire a déclaré que la crédibilité de la CEDEAO est en jeu dans cette crise malienne. « Nous sommes du côté du peuple malien, mais nous ne sommes pas du côté du désordre », a laissé entendre Alassane Ouattara, selon RFI. Ce président a exigé la démission immédiate des 31 députés contestés par la population ou leur suspension ; l’élection d’un nouveau bureau de l’Assemblée nationale et une Cour constitutionnelle recomposée.

Les Chefs d’État de la CEDEAO ont, par ailleurs, menacé d’appliquer des sanctions ciblées contre ceux qui s’opposeront à leurs recommandations.

Le clash d’IBK envers ses opposants

Selon le journaliste de RFI, IBK dont l’intervention était très attendue a jeté des pierres dans le jardin de ses opposants. « Il a eu des mots très dur à l’égard de l’opposition et de l’imam Dicko. Selon le Président Ibrahim Boubacar Keita, le but de ces manifestations organisées par l’imam Dicko est de conduire le pays à une transition dirigée par le célèbre marabout et qui devrait ouvrir la voie à un État islamique », a rapporté Moussa Kaka. Pis, selon RFI, le président malien qui a parlé d’un « coup d’État rampant » a qualifié l’imam Dicko d’« arrogant ». « Tout en dénonçant l’arrogance de l’imam Dicko vis-à-vis des chefs d’État de la CEDEAO, Ibrahim Boubacar Keïta leur a parlé d’un coup d’État rampant des opposants. ‘’L’imam Dicko est acculé, selon IBK. Il est sorti de sa tanière et son projet est dévoilé’’ », a rapporté RFI.

La présidence de la République du Mali a démenti l’information. « Le correspondant d’une radio étrangère en poste dans une capitale d’un État membre de la Cedeao prête au Président Ibrahim Boubacar Keita des propos musclés contre l’imam Dicko lors du Sommet extraordinaire tenu ce 27 juillet 2020 sur la crise malienne. Les déclarations dudit correspondant sont entièrement fantaisistes », a-t-on lu.

Cette sortie d’IBK ne va-t-elle pas radicaliser les opposants ? Le futur nous le dira.

Boureima Guindo

Source : LE PAYS
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