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Autrement dit : Quand IBK «s’assoit» sur la Cédéao
Publié le jeudi 6 aout 2020  |  Nouvelle Libération
Mission
© aBamako.com par AS
Mission des Chefs d`Etat de la CEDEAO à Bamako
Bamako, Le 23 juillet 2020. Les chefs d`Etats de la CEDEAO venus à Bamako dans le cadre de la médiation de la crise malienne, ont rencontré les différents acteurs de la crise.
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Pour trouver une solution à la crise malienne, on s’en souvient, la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a dépêché, dans un premier temps, une mission ministérielle, pour discuter avec les différents protagonistes. Ensuite, vint une autre délégation conduite par l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, avant celle très fortement composée de cinq chefs d’Etats.

À l’issue de cette mission présidentielle, il a été décidé, après discussions avec les différentes parties prenantes de la crise malienne, de convoquer un sommet extraordinaire de la Cédéao par visioconférence. Cette instance sous-régionale a fait certaines recommandations parmi lesquelles la démission des députés dont l’élection fait l’objet de contestation, y compris le président de l’Assemblée nationale.

Ces mesures sous-régionales, il faut le dire, ont été très mal accueillies par l’ensemble des protagonistes. Et du côté de la majorité et celui de l’opposition, tous ont, d’emblée, dénoncé ces dispositions qui, ont-ils tous avancé, étaient anticonstitutionnelles. On se demande, depuis, comment pourrions-nous sortir de la crise, si personne ne veut écouter la Cédéao et suivre ses résolutions.

L’inquiétude est d’autant plus grande que l’ultimatum, donné par les chefs d’Etat, a expiré et rien n’a, réellement, bougé. Aussi, les Maliens ont-ils été encore plus inquiets, en voyant le président de la République, le jour de la fête de Tabaski, prier dans la salle de banquets du palais de Koulouba, aux côtés de son fils de président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné, que lui-même devait, normalement, faire démissionner.

Que les Maliens ordinaires, l’opposition ou de simples élus refusent de mettre en application les recommandations de la Cédéao, peut, à la limite, se comprendre ; mais, que le premier magistrat, le président de la République, ignore royalement ces recommandations à la prise desquelles il a, lui-même, participé, même si c’est par vidéoconférence, est une chose que personne ne peut expliquer.

Depuis, c’est l’incompréhension totale. On se demande, réellement, pour qui la Cédéao a édicté lesdites mesures, à la suite de cette rencontre, et surtout ce que nous réservent les prochains jours.

Makan Koné
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