Depuis quelques semaines déjà, voir les enfants regagner enfin le chemin de l’école suscitait un bonheur pour le peuple malien en général et les parents d’élèves en particulier. Et cet espoir va s’anéantir dès le lundi prochain pour manque d’engagement de la part du gouvernement.
Décidemment, les gouvernants ne sont pas prêts à en mettre un terme à cette grève des enseignants. En effet, dans une lettre circulaire parue le 14 août 2020, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 demandent l’arrêt des cours dès le lundi sur toute l’étendue du territoire national ; la suspension des activités pédagogiques (formation, correction, surveillance, le boycott des examens), la fermeture de toutes les structures de l’éducation nationale (établissements scolaires, CAP, académies, directions nationales, MEN). Cela s’explique par le fait que le gouvernement viole une fois de plus le contenu de l’article 39. Au lieu d’appliquer les indices proposés dans la grille de 2020, des responsables du ministère de l’Education nationale chargés du dossier se focalisent sur celui de 2019. Traduisant ainsi la mauvaise volonté du gouvernement dans la mise en œuvre, comme l’avait souligné publiquement le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta.
Selon nos informations, les personnes responsables de cette bourde disent qu’ils ont commis des erreurs et qu’ils vont rapidement y remédier.
En attendant, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 crient au scandale et parlent de tripatouillage du procès-verbal de conciliation du 17 juin 2020. La synergie compte reprendre les hostilités et cela, en fermant une fois de plus les écoles.
Abdrahamne BABA KOUYATE