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Journée internationale des éléphants: Le bureau K2M2D impliqué
Publié le mardi 18 aout 2020  |  aBamako.com
Célébration
© Autre presse par DR
Célébration de la journée internationale des éléphants
La journée internationale des éléphants a été initiée en 2012 par la cinéaste canadienne Patricia Sim et la Fondation pour la réintroduction de l`éléphant.
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La journée internationale des éléphants a été initiée en 2012 par la cinéaste canadienne Patricia Sim et la Fondation pour la réintroduction de l'éléphant afin d’attirer l’attention du monde sur le sort de cet animal emblématique que l’on retrouve surtout en Asie et en Afrique.

Célébrée le 12 août de chaque année , cette journée est une occasion pour réfléchir aux mesures à mettre en place pour notamment renforcer la sensibilisation les concernant afin de faire arrêter leur massacre mais également faire tout le lobbying nécessaire permettant d’assurer aux éléphants un habitat plus sûr et mieux adapté .

Au cours des 50 dernières années, l’aire de conservation globale des éléphants a diminué de 50% et selon le dernier recensement de 2017, il ne resterait dans le monde qu’environ 40.000 éléphants en Asie et à peu près 400.000 en Afrique
L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qualifiait, en 2016, les éléphants d’Afrique de vulnérables. Quant aux éléphants d’Asie, ils sont classés comme étant en « danger », particulièrement ceux de Sumatra proches de l'extinction.
Ce sont donc toutes des espèces menacées, vulnérables, en voie de disparition.
Toutefois, la spécificité de l’éléphant d’Afrique est qu’il peut atteindre sept tonnes ce qui fait de lui l'animal terrestre le plus grand du monde. Par ailleurs, il a aussi des oreilles très grandes qui servent à rafraîchir son sang.
Le Mali a signé et ratifié l’essentiel des conventions internationales sur l’environnement, au nombre desquelles figurent :
la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES) ;
la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS) ;
et la convention sur la Diversité Biologique (CDB).
Ceci atteste de l’importance que notre pays accorde à la biodiversité en général et à certaines espèces en particulier dont l’éléphant d’Afrique .
Au Mali, l’éléphant est l’espèce emblématique du Gourma. C’est une population restante remarquable qui représentait environ 12% de l’ensemble des éléphants d’Afrique de l’Ouest. Aujourd’hui, leur nombre est estimé à moins de 400 individus car ils sont agressés tant par les populations locales avec lesquelles les conflits de survie se multiplient que par les braconniers et les mouvements rebelles pour leur ivoire.

La population d’éléphants du Gourma partagée entre le Mali et le Burkina Faso est la plus septentrionale d’Afrique. Pour survivre, ils partent à la recherche de nourriture et d’eau à travers ce qui est considéré comme la plus grande aire de migration de leur espèce soit plus de 12 400 km2.

Il y a quelques années, les éléphants du Gourma vivaient en relative harmonie avec les habitants de leurs zonesde parcours .Ces derniersessentiellement des pasteurs, des nomades et des transhumants se déplaçaient avec leur bétail. Les éléphants étaient alors considérés comme des compagnons de parcoursavec lesquels ils partageaient l’habitat semi-désertiquesans préjudice ni danger pour leur vie.

A la faveur du règlement de la crise des régions du Nord dans les années 1990,de nombreux programmes de développement pastoraux, agricole et d’hydraulique rurale ont été financés par les partenaires de coopération du Mali. Cela a conduit à la sédentarisation croissante des populations humaines pour permettre la mise en œuvre de ces programmes . Ceci a créé finalement une forte compétition entre elles et entreleurs troupeaux de bétail de toute sorte et les éléphants notamment sur les points d’eau.

Depuis les grandes sécheresses de 1985 et,le dérèglement climatique aidant, l’eau est devenue de plus en plus rare et très limitée particulièrement en saison sèche. Ceci a accentué en conséquence la compétition autourde ces ressources naturelles et donc les conflits entre les hommes et les éléphantsse sont exacerbés.

Ce qui a motivé le Gouvernement du Mali à se préoccuper de la sécurisation des éléphants à travers un programme d’installation de points d’eau supplémentaires à côté des mares notamment à Banzena, Gossi et In Adyatafaneafin que les éléphants soient plus à l’aise dans leur quête d’eau .A cela s’est ajouté vers les années 2010 le braconnage que l’on peut considérer comme la plus grande menace à laquelle sont confrontés les éléphants d’Afrique. Ce trafic est principalement alimenté par la forte demande d’ivoire, en particulier en Chine. Notons que les éléphants sont également tués pour le cuiret la viande.

Au Mali, pour y faire face une brigade anti-braconnage a été mise en place en 2016 afin d’assurer une surveillance des éléphants. Cette brigade effectue des patrouilles mixtes avec des éléments de l’armée malienne, des agents forestiers et après informations des populations. Notons que les réseaux de trafic d’ivoire sont vastes et complexes, dépassant largement les frontières du Mali.
Ainsi,la protection des éléphants s’est avérée vitale pour la préservationdu patrimoine du Mali et du monde.

L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a publié en juillet son deuxièmeRapport sur la criminalité mondiale liée aux espèces sauvages.Ce document rappelle que » Comme pour toutes les entreprises criminelles, la criminalité liée aux espèces sauvages se déroule dans l’ombre »Il démontre la nature véritablement internationale du commerce illégal d’espèces sauvages mais surtout, intervenant dans le contexte de la pandémie de la Covid-19, il attire l’attention du monde entier sur la relation de l’humanité avec la nature. Ce lien fort d’interaction entre l’homme et la nature avait été le thème de la journée mondiale de l’environnement célébrée en juin dernier qui portait sur « la biodiversité ».

Dans le Gourma, l’Etat intervient pour la protection et la préservation de ce pachyderme à travers la mise en œuvre de projets avec des partenaires internationaux et nationaux comme Wild Fondation, Eléphant d’Afrique, entre autres. Parler des éléphants du Gourma nous amène à avoir une pensée particulière pour « le papa des éléphants », notre cher Général Biramou Sissoko décédé il y a quelquesmois. Cebrillant cadre forestier a joué un rôle crucial dans la protection des éléphants à un moment où cela était nécessaire et son engagement a permisd’en sauver un nombre important.

Par ailleurs, le Mali s’est engagé en 2017dans la coalition mondiale EPI afin de sauvegarder les éléphants et renforcer le combat contre le trafic illicite de l’ivoire.Notre participationen tant que pays africain de l’Initiative à la Conférence sur le commerce illégal d’espèces sauvages tenu à Londres en octobre 2018 aura permis de montrer notre engagement pour la cause des éléphants.Convié à cette rencontre par le Royaume Uni, le président Gabonais Aly Bongo disait je cite «Ce commerce, estimé par la Commission européenne à environ 19 milliards d’euros par an , est un important business, géré par des réseaux impitoyables qui prospèrent et créent l’anarchie . Nous devons maintenant regarder vers l’avenir.»

Pour accompagner le Mali dans son combat de sauvegarde des éléphants mais également de développement à la base des communautés riveraines des aires de concentration des éléphants, un nouveau projet est également entrain de démarrer sur financement du gouvernement du Mali et du fonds pour l’Environnement Mondial (FEM). Il vise à protéger les éléphants du Mali dans des sites clés et à améliorer les moyens de subsistance des communautés locales qui vivent le long de la voie de migration pour réduire les conflits entre les hommes et les éléphants.

Dans ce contexte national particulier de Covid-19, de crise sécuritaire particulièrement dans les zones de l’habitat des éléphants nous devons rester vigilants etmobilisés pour les éléphants du Gourma.

C’est pourquoi le bureau K2M2D , fidèle à sa vision qui consiste à accompagner la mise en œuvre de projets/programmes dans une approche inclusive dans le respect des normes et standards nationaux et internationaux en matière de protection de l’environnement , propose à tous les acteurs du développement de bien vouloir accorder une place de choix à l’aspect environnemental des différents projets et programmes. Cela passe nécessairement par :
l’utilisation des différents outils d’évaluation environnementale et sociale tels que : Les études d’impact environnemental et social

Les plans de gestion environnementale et sociale
Le cadre de gestion environnementale et sociale
Le plan d’action de réinstallation
Les projets de résilience des résidents dans les zones concernées, etc
L’utilisation de ces outilsconstitue présentement le seul moyen pour l’homme de remédier ou d’atténuer les effets de la dégradation qu’il fait subir à la nature.
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