Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Crise socio-politique : sept ans pour ça !
Publié le jeudi 20 aout 2020  |  Nouvelle Libération
Conférence
© aBamako.com par AS
Conférence de presse du CNSP
Bamako, le 19 Août 2020, le Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP) a animé une conférence de presse au camp Soundiata Keita de Kati.
Comment


Élu par la quasi-totalité des Maliens, il y a de cela sept ans, le désormais ancien président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, vient de sortir par la petite porte. Un groupe de militaires l’a obligé à signer une lettre de démission.
Au début, tout le monde avait vu en lui un sauveur, un homme à poigne, le messie, pourrait-on dire. Malheureusement, l’image qu’il nous a montrée, aux dernières heures du mardi 18 août (un peu avant minuit), a fini de nous prouver que tout le monde s’était trompé sur son compte : IBK n’a jamais été un homme courageux. Il s’est toujours caché derrière quelqu’un pour «jouer les gros bras».

Celui sur lequel le monde entier avait fondé tant d’espoir, celui que tous croyaient (naïvement) qu’il allait sortir le pays de la crise persistante qu’il traverse, a, un beau matin, face à quelques soldats mécontents, décidé d’abandonner son pays et son peuple en choisissant sa propre sécurité et celle de sa famille.

Ibrahim Boubacar Kéïta, l’ancien président, a donc refusé de résister à un petit groupe de soldats. Par sa faute, désormais, et pour une période que personne ne pourrait déterminer, le Mali vient de faire un grand saut dans l’inconnu.

Par sa faute, à lui tout seul, d’illustres inconnus viennent de s’accaparer, par la force, les rênes du pouvoir et se trouvent, désormais, en charge de gérer la destinée du pays. Finalement, c’est donc, encore une fois, un coup d’Etat qui a eu raison d’un président de la République au Mali.

Et, malheureusement, comme les fois précédentes, il ne faut pas s’attendre à grand-chose. Un coup d’Etat reste toujours un coup d’Etat, un acte inconstitutionnel, donc anti-démocratique.

Les Maliens qui aspiraient donc à voir leur crise prendre fin avec la venue d’IBK voient leur pays s’enfoncer dans une nouvelle crise qui, si l’on n’y prend garde, pourrait avoir raison du peu d’acquis obtenus. En effet, un militaire reste toujours un militaire et tout ce qu’on peut attendre de lui, c’est l’exercice du pouvoir par la force. Rien que ça !

Moussa Touré
Commentaires

Dans le sous-dossier
Conférence de presse du CNSP
Sondage
Nous suivre
Nos réseaux sociaux

Comment