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Pour acte de « pédophilie » sur la petite Aïssata : Un blanchisseur condamné à trois ans de prison
Publié le lundi 7 septembre 2020  |  L’Indépendant
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La Cour d’assises a jugé l’affaire ministère public contre Oumar Maïga pour » pédophilie » sur Aïssata Y. âgée de 13 ans. L’accusé a été condamné à trois ans de prison ferme suivant l’article 2028 du Code Pénal.




Selon les informations résultant de l’arrêt de renvoi, c’est courant 2016 que la petite Aïssata a été victime d’un acte de « pédophilie » de la part d’Oumar, un blanchisseur, vivant dans le même quartier que la fillette. Mais, il est apparu clairement qu’il y a eu plusieurs rencontres intimes entre les deux personnes. C’est toutefois dans la journée du 13 novembre 2016 que la grande sœur d’Aïssata a eu des doutes sur l’état de sa sœur, qui lui a paru enceinte. Sitôt, elle l’amena dans un centre de santé où le médecin confirmera que la petite est bien en état de grossesse.

Interrogée par ses parents, la fille dénoncera le nommé Oumar Maïga, un blanchisseur du quartier, comme étant l’auteur de la grossesse. Selon elle, Oumar a entretenu plusieurs fois des rapports sexuels avec elle et à la fin de chaque acte, il lui remettait 1.000 FCFA en guise de récompense. Exaspérée par la nouvelle, la famille d’Aïssata décida de porter plainte contre Oumar devant le commissariat de Police du 13è Arrondissement. Une enquête diligentée par la même unité a ainsi permis de le mettre aux arrêts.

Déféré devant le parquet de céans, une information fut ouverte contre Oumar pour des faits de « pédophilie » que l’inculpé a catégoriquement niés, tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur, lors de son interrogatoire sur le fond le 6 mars 2017.

L’accusé n’a pas reconnu les faits à lui reprochés dans ce dossier. Il soutiendra que la fille « était une amie » qui fréquentait régulièrement sa famille et il lui remettait souvent des jetons pour lui faire plaisir, rejetant tout rapport intime avec elle. Mais le parquet trouvera que l’accusé est dans la dénégation totale. Pour cause, il n’a pas pu apporter des preuves pouvant le disculper de ce crime de pédophilie.

Quant à la défense, elle arguera que la partie civile n’apporte aucune preuve pouvant retenir son client dans les liens de l’accusation. Aussi, elle a demandé de le déclarer non coupable des faits de » pédophilie » à lui reprochés dans le dossier.

La Cour, dans sa sagacité, a retenu Oumar Maïga dans les liens de l’accusation en le condamnant à trois de prison ferme et au paiement de 250.000 FCFA à la victime. Le blanchisseur recouvrera aussitôt la liberté, d’autant qu’il était placé sous mandat de dépôt depuis le 1er décembre 2016.

Oumar BARRY

Source : l’Indépendant
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