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Sortie de crise au Mali : La CEDEAO ne bouge pas d’un iota
Publié le mardi 8 septembre 2020  |  Le Pays
Cérémonie
© Présidence de CI par DR
Cérémonie solennelle d`ouverture du 57ème Sommet ordinaire de la CEDEAO
Cérémonie solennelle d`ouverture du 57ème Sommet ordinaire de la CEDEAO, à Niamey (Niger), ce lundi 07 septembre 2020
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Lors de la 57éme session ordinaire de leur Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO, la question de la crise politique malienne a été évoquée. Dans son discours d’ouverture, le président de l’institution sous régionale a invité les membres du CNSP à les aider à aider le Mali tout en répondant favorablement aux recommandations de l’institution.
Les lignes ne semblent pas bougées en faveur de la levée des sanctions de la CEDEAO contre le Mali. Lors du sommet tenu hier, le président nigérien, président exercice de la CEDEAO a rappelé les sanctions contre le Mali. « Nous avons pris des sanctions et demandé à la junte militaire de regagner les casernes afin que l’armée puisse se concentrer sur sa mission traditionnelle, en l’occurrence la guerre contre le terrorisme et le crime organisé », a-t-il rappelé. La CEDEAO maintien ses recommandations pour la sortie de crise. « Nous avons aussi demandé la mise en place d’une transition, d’une durée de 12 mois maximum, dirigée par des civils.Le Mali a plus que jamais besoin de stabilité pour que les aspirations fortes du peuple Malien à la sécurité, au développement soient pleinement satisfaites », a indiqué Issoufou. Mahamadou. L’institution sous régionale met la balle de la levée des sanctions contre le Mali dans le camp du CNPS : « Il est du devoir de notre communauté d’assister les Maliens en vue d’un rétablissement rapide de toutes les institutions démocratiques. La junte militaire doit nous aider à aider le Mali. Nous fondons l’espoir qu’elle répondra favorablement aux mesures prises par notre communauté. D’autres partenaires stratégiques du peuple Malien fondent le même espoir. Ne les décevons pas ».

Au Mali, la junte a proposé une transition de trois ans dirigés, selon son porte-parole, le colonel major Ismaël Wagué. Des partis et groupements politiques n’ont pas la vision sur cette transition. Certains comme la CODEM de Housseïni Amion Guindo, l’Asma, l’Adema…proposent un an comme la CEDEAO, d’autres groupements comme le M5-RFP proposent 18 à 24 mois. Sur la question de dirigeant de la transition, nombreux sont les acteurs sociopolitiques maliens qui proposent, pour l’instant, des civils neutres.

Les concertations nations qui ont débuté le 5 septembre décideront de la durée de la transition et du profil du président et du premier de la transition. La CEDEAO admettra-t-elle un militaire, même choisi à l’issue des concertations ? Le futur nous le dira.

Boureima Guindo
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