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La presse oubliée lors des assises nationales pour la transition: « Ils ne doivent pas oublier le quatrième pied de la table démocratie que constituent les medias », Dixit Banjougou Dante de L’URTEL
Publié le lundi 14 septembre 2020  |  Nouvel Horizon
URTEL:
© aBamako.com par FS
URTEL: la formation aux médias sociaux
L`URTEL a organisé du 4 au 6 Août 2015, la formation des acteurs de la société civile aux médias sociaux à la Maison de la presse.
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4ème pouvoir ou encore 4ème pied de la table sur laquelle repose la démocratie malienne, la presse malienne n’a pas eu la considération qui lui revenait de droit lors des journées de concertations nationales pour l’adoption de l’architecture de la Transition. Forts de ce constat, les faitières ont animé un point de presse le samedi dernier sous la conduite de M. M. Dramane Aliou Koné, président de la Maison pour dénoncer ce mépris envers les médias nationaux, une situation qui n’est pas une première. M. Bassidiki Touré, de l’Assep, M. Bandjougou Danté de l’Urtel et Modibo FOFANA de Appel- Mali étaient aussi au présidium de la rencontre.

Cette conférence a été motivée à travers le constat selon lequel la place des medias qui jouent un rôle déterminant dans la démocratie malienne. Plutôt, c’est le flou qui a été créé à travers l’annonce de la création d’une autorité de régulation malgré l’existence de la HAC. De 1991 à nos jours, s’il y a une corporation qui a bien joué son rôle, ‘’c’est bien la presse selon le premier responsable de toutes les faitières à savoir Dramane Aliou KONE.’’

« Si on parle de changement au Mali, c’est parce qu’il y a des journalistes qui portent le message et s’il y a eu changement de régime, c’est parce que la presse a accompagné … Nous ne sommes pas là pour chercher des postes, mais nous avons constaté malheureusement que depuis le but des évènements la presse est mise à l’écart ‘’, a regretté le président de la Maison de la Presse.
QUEL EST LE FOND DU PROBLEME ?

En ce qui concerne la situation actuelle, les faitières ont invité les responsables des médias à la responsabilité malgré le constat selon lequel il y a des médias militants.

« L’Assep comme l’Urtel, nous nous réjouissons du fait que personne ne peut nous accuser de compromission avec n’importe quel réseau que ce soit. Quand l’histoire a donné la situation actuelle, nous avons pensé que notre rôle ce n’est pas d’aller couvrir les évènements, nous(responsables) avons des gens pour ça, notre rôle c’est la défense des intérêts, matériels, moraux et stratégiques de la corporation. A ce titre nous, nous considérons que la démocratie c’est comme une table. Laquelle table qui doit avoir 4 pieds, 1 pouvoir exécutif, 1 pouvoir législatif, 1 pouvoir judiciaire et les médias. Vous enlevez un pied, la presse ne va pas tenir bon. Mais le régime défunt a procédé à une clochardisation de la presse. Malheureusement cette clochardisation n’a pas marché. On a ignoré les organisations professionnelles en mettant des intérêts privés au-devant … nous ne cherchons pas notre (responsables des faitières) part, nous cherchons la part des medias. Aujourd’hui nous, nous avons estimé qu’en la lecture des différents documents, si on a été en salle, on peut faire valoir nos points de vue mais ça c’est lorsque des gens viennent pour faire du syndicalisme, chacun vient mettre ses idées dans un projet apprécié par ce qu’on appelle un comité d’experts. Non, notre rôle est tellement important que chaque fois qu’on a cité acteurs politiques, acteurs de la société civile ; groupes armés ou non armés, ajouter les médias.
Cela n’est pas le cas, nous, nous pensons qu’il faut ajouter les medias. Et aujourd’hui notre objectif fondamental, c’est quoi ?, dans tous les documents nous n’avons vu que des aspects liés à ce qu’on appelle création d’un organe unique de régulation , ce qui a été chanté par tout le monde mais , nous nous pensons qu’il faut dire dans ce document que nous souhaitons, la création d’un espace favorable d’abord à la liberté de l’exercice de la profession , d’un espace qui favorise l’épanouissement des médias et, des médias nationaux capables aujourd’hui de trouver une réponse à l’agression médiatique internationale. C’est la situation politique qui doit aider à la création d’organes viables de medias nationaux patriotes capables de porter un message pour sauver le pays. Mais s’il s’agit de mettre les médias à l’écart et d’aller traiter par individu ou en mettant des têtes en avant qu’on croie pouvoir utiliser pour étouffer les organisations professionnelles, on ne peut le faire. Ce matin, c’est pour prendre le peuple malien à témoin que les medias maliens tiennent à assumer leur part de responsabilité dans le Mali nouveau qui doit naitre. Et dans ce Mali nouveau qui doit naitre, nous espérons sur la préservation des acquis des libertés de la presse. Ce qui n’apparaît pas clairement. Nous insistons carrément sur la création des conditions nous permettant de jouer notre rôle citoyen. Nous n’avons pas de concurrents partis politiques ou associations mais, il y a des gens qui bénéficient des subventions étatiques qui ne font pas de la mobilisation citoyenne mieux que nous.
Nous pensons que nous travaillons en longueur de journée pour informer, éduquer et sensibiliser les populations. Cette 4ème république qui est appelé à naitre doit donner à la presse malienne toute sa place pour qu’elle soit professionnelle, pour qu’elle se donne envie d’être dans ce même monde mais ce que nous voyions, ne présage pas cela. Nous constations qu’on est en train de développer des relations intimes en faisant la confusion entre le journaliste digne qui fait son travail professionnellement et l’organisation qui est censé lui représenter pour préserver ses intérêts matériels et moraux, préserver également sa carrière.Voilà la raison pour laquelle nous sommes- là. C’est pour attirer leur attention sur le fait que s’ils ont un pouvoir exécutif, ils ont un pouvoir législatif, ils ont le pouvoir judiciaire, ils ne doivent pas oublier le quatrième pied que constituent les medias. Nous n’avons pas été dans la rue, mais nous avons été là d’ailleurs certains parmi nous sont militants ‘’, a expliqué M. Bandjougou DANTE.
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