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Cri de détresse des enfants de feu Mohamed Ibrahim Aldjoumat aux autorités de la transition : Avec leur titre foncier, ils sont menacés d’expropriation de leur maison de 100 millions F CFA par un détenteur d’un permis d’occuper
Publié le samedi 14 novembre 2020  |  Aujourd`hui
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Qui protège Sidiki Kéita ? C’est la question qui brûle les lèvres, car muni d’un permis d’occuper, il est sur le point d’expulser les enfants du commerçant Mohamed Ibrahim Aldjoumat d’une concession qu’il avait achetée avec un titre foncier à Kalaban-Adeken. Ne sachant plus à quel saint se vouer, les ayants droit de feu Mohamed Ibrahim Aldjoumat tué le mois de mai dernier à la suite de l’insécurité dans la Cité des 333 Saints invitent les autorités de la Transition, les pouvoirs judiciaires à les mettre dans leur droit.
Il ne se passe plus un jour sans que des litiges fonciers soient au centre des procès au niveau des tribunaux. Mais ce cas d’espace dépasse tout entendement. De quoi s’agit-il ? Mohamed Ibrahim Aldjoumat est un commerçant basé à Tombouctou qui a acheté une maison inachevée à Kalaban-Adeken avec Modibo Simbo Kéita, magistrat à la Cour d’appel qui l’avait eue avec un homme de droit très connu du nom de Me Dème. “Il a remis le titre foncier au notaire Me Yacine Faye Sidibé, qui a fait une réquisition au niveau du bureau des domaines de Kati pour se rassurer de l’authenticité du document et au retour le Bureau des domaines a répondu que le titre est sans charge. C’est en ce moment que notre père étant à Tombouctou a transféré les frais d’achat soit 45 millions de F CFA. Après cela, il a fait d’énormes travaux supplémentaires d’un montant de plus de 50 millions de F CFA et nous a fait loger”, nous a expliqué un des fils de Mohamed Ibrahim Aldjoumat. Et de poursuivre qu’à leur grande surprise, l’année dernière au moment où leur père était à l’aéroport pour un voyage pour La Mecque, des gardes sont venus avec un important dispositif pour les faire évacuer au motif que l’endroit appartient à une autre personne du nom de Sidiki Kéïta et que le Tribunal de la Commune V a rendu un verdict à cet effet. “Notre père a informé le magistrat qui lui a vendu la parcelle. Ce dernier, à son tour, a exprimé son étonnement et son incompréhension face à la situation et nous a conseillé d’engager des procédures judiciaires. Ainsi nous avons fait appel du verdict du Tribunal de la Commune V qui nous a donné raison. Mais de nos jours, l’affaire a été transportée au niveau la Cour suprême de Bamako”, a poursuivi un des fils de Mohamed Ibrahim qui n’était pas encore au bout de sa peine car entre-temps, au mois de mai dernier, le mauvais sort s’est abattu sur leur père à Tombouctou tué par des inconnus.



De nos jours, les héritiers de Mohamed Ibrahim ne savent plus à quel saint se vouer car n’ayant plus leur père protecteur à leurs côtés, ils se sont retournés vers le père de la nation malienne Bah N’Daw, vers les autorités judiciaires afin qu’ils s’impliquent pour que le droit soit dit dans ce dossier. “Nous sommes dans un pays de droit. On nous a toujours fait savoir que le titre foncier est inattaquable et nous ne pouvons pas comprendre qu’après que notre père a acheté cette parcelle avec l’observation de toutes les règles juridiques et domaniales requises en la matière et fait des réalisations, le tout durant deux ans et que personne ne se manifeste jusqu’au jour de l’expulsion par le détenteur d’un permis d’occuper”, a regretté notre interlocuteur.

En tout cas de nos jours les enfants ne cessent de se demander s’ils ne sont pas face à une main obscure dans ce dossier et veulent la manifestation de la vérité.

“Primo celui qui nous a vendu la maison, il prend à peine nos appels. Secundo, le procès a été fait en notre absence. Tertio c’est lorsque notre père était à l’aéroport qu’ils sont venus avec la grosse d’évacuation et enfin c’est le jour de l’expiration de la grosse qu’ils l’ont exécutée”, a révélé l’un de ses fils qui en plus des autorités de la transition, judiciaires, les associations de défense des droits de l’Homme fait appel à toutes personnes de bonne volonté afin qu’ils soient remis dans leurs droits rien d’autre. Affaire à suivre

Kassoum THERA

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