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Mali / La Fondation Balanzan propose la relecture de la constitution avant mars 2021
Publié le lundi 16 novembre 2020  |  Le Républicain
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© aBamako.com par A S
Le meeting de la plateforme An tè a bana
Le meeting de la plateforme An tè a bana a eu lieu le Samedi 19 Août 2017 à la bourse du Travail.
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La Fondation Balanzan pour la Gouvernance et la Stabilité (FBGS), présidée par l’Ambassadeur Moussa Makan Camara, a organisé, le samedi 14 novembre 2020, à l’hôtel Radisson Blu de Bamako, une « Journée d’échange des Partis, Mouvements, Associations politiques et des Personnalités sur les réformes politiques et institutionnelles». L’objectif de cette rencontre est de permettre aux partis politiques d’engager la réflexion sur les réformes politiques et institutionnelles, leur rythme, les principaux axes, le Pilotage ainsi qu’un chronogramme consensuel, réaliste et compatible avec la durée de 18 mois de transition. Au cours de cette rencontre, le président de la Fondation Balanzan pour la Gouvernance et la Stabilité, l’Ambassadeur Moussa Makan Camara, membre du Parti pour la renaissance nationale (PARENA), a fait des propositions comme la tenue des élections communales et régionales en décembre 2021, la tenue des élections législatives et présidentielles en janvier 2022, la relecture de la constitution entre novembre 2020 et février 2021. Par ailleurs, la fondation Balanzan suggère aux partis politiques, la mise en place d’une Plateforme/Forum des partis politiques.


Outre le président de la Fondation Balanzan, Moussa Makan Camara, plusieurs autres responsables ont pris part à cette rencontre, comme l’ancien Premier ministre, Moussa Mara, les responsables du PARENA avec à leur tête l’ancien ministre Tiébilé Dramé, Pr. Makan Moussa Sissoko de l’Adema PASJ, l’ancien député, Idrissa Sankaré, Mme Coulibaly Kadiatou Samaké de l’URD. « C’est un honneur et un immense plaisir pour nous, de vous avoir si nombreux et en qualité à nos côtés à l’occasion de cette Journée d’échanges dont l’objet est d’engager la réflexion sur les réformes politiques et institutionnelles, leur rythme, les principaux axes, le Pilotage ainsi qu’un chronogramme consensuel, réaliste et compatible avec la durée de 18 mois de transition. Par la création de cadres d’échanges et de partage, la Fondation Balanzan pour la Gouvernance et la Stabilité entend jouer sa partition dans la recherche des solutions aux problèmes qui assaillent notre pays », a indiqué le président de la Fondation Balanzan pour la Gouvernance et la Stabilité (FBGS), l’Ambassadeur Moussa Makan Camara dans ses mots de bienvenue. Avant de souhaiter la réémergence du Mali. Selon lui, la crédibilité, l’acceptabilité des résultats des élections est tributaire des réformes politiques et institutionnelles. Dans une présentation faite par Moussa Makan Camara, il a fait savoir qu’organiser les élections communales, locales, régionales, législatives et l’élection présidentielle dans les conditions actuelles, reviendrait à reproduire les mêmes carences, les mêmes erreurs du système précèdent. Par conséquent, dit-il, les réformes politiques et institutionnelles doivent être au cœur de la Transition. « Les principaux axes des réformes politiques et institutionnelles pourraient être les suivantes : la relecture de la constitution du 25 février 1992, la réorganisation territoriale, les réformes du système électoral et le renouveau de la gouvernance. Entre autres, les réformes constitutionnelles doivent permettre d’apporter des réponses à de nombreuses questions telles : Le type de régime : Présidentiel, Semi Présidentiel, ou Parlementaire ? Le type de scrutin : majoritaire ? Proportionnel ? Proportionnel et mixte ? La base du redécoupage administratif et du redécoupage électoral ? La Cour constitutionnelle ou le Conseil constitutionnel ? La Composition, le mode de désignation et les attributions des membres ? La présidence du conseil supérieur de la magistrature ? La Cour Suprême : son éclatement par création de la cour des comptes, de la cour de cassation et du conseil d’Etat ? La mise en conformité de nos institutions avec les engagements communautaires. La seconde Chambre : dénomination ? Composition ? Articulation avec les autres Institutions? Le système électoral : un système électoral fiable et adapté à même de garantir la stabilité politique et institutionnelle. Etc », a-t-il dit. Il a indiqué que la Commission Daba Diawara puis le Dialogue National Inclusif ont recommandé la création d’un organe unique autonome de gestion des élections. Pour lui, le fichier électoral doit être audité et la loi électorale devra subir toutes les corrections nécessaires à l’organisation d’élections propres et régulières dont les résultats seront acceptés par tous. « Nous proposerons la tenue des élections couplées communales- locales et régionales en décembre 2021 ; les élections couplées législatives et présidentielle en janvier 2022 ; la relecture de la constitution entre novembre 2020 et février 2021 ; l’opérationnalisation des nouvelles régions et répartition des Cercles et des Communes entre les régions de novembre 2020 à août 2021 », a déclaré le président de la Fondation. Pour Moussa Makan Camara, le renouveau de la gouvernance vise l’instauration d’une gouvernance vertueuse de l’action et des ressources publiques ; l’exemplarité et la redevabilité au cœur de l’action publique ; la lutte contre toutes les formes d’impunité et d’immunité des dépositaires de l’autorité publique ; le rétablissement de la récompense et la sanction. «En vue de faciliter la mise en œuvre de ces séquences des réformes, on pourrait envisager de mettre en place une Commission Nationale des reformes politiques et institutionnelles présidée soit par le Premier Ministre, soit par le Ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des relations avec les institutions », a souligné l’ambassadeur Moussa Makan Camara. Par ailleurs, la fondation Balanzan pour la Gouvernance et la Stabilité suggère aux partis politiques, notamment la mise en place d’une Plateforme/Forum des partis politiques, comme espace d’échanges de ceux-ci sur les sujets d’intérêt commun. A la suite du président de la Fondation, les participants à cette rencontre ont donné leurs avis par rapport à la situation du pays.



Aguibou Sogodogo

Source: Le Républicain- Mali
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