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Encadrement de l’âge des candidats à l’élection présidentielle : Le destin incertain de ces poids lourds
Publié le mardi 8 decembre 2020  |  le Temoin
Rassemblement
© aBamako.com par Momo
Rassemblement citoyen des partis politiques contre le terrorisme
Bamako, le 21 janvier 2017 les partis politiques de la majorité et de l`opposition ont ont organisé un rassemblement au monument de la paix pour soutenir les FAMAS
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Au pouvoir dans le cadre d’une transition après la démission forcée du président IBK de ses fonctions et au bout de trois mois de manifestation du M5 sous la bannière de l’Iman Mohamound Dicko, les nouvelles autorités qui rêvent d’un « nouveau Mali » mijoteraient d’encadrer l’âge pour être locataire de Koulouba. En effet, selon des informations très persistantes, les colonels putschistes sont dans la logique de limiter à 70 ans au plus l’âge d’éligibilité à la présidence de la République. C’est sans doute aussi cela leur nouveau Mali, dont l’avènement passe par une modification de la loi fondamentale.
Si d’aucuns y voient un déni de démocratie, pour d’autres c’est un moyen d’encourager la transition générationnelle qui va permettre de reconnaître, de valoriser et d’encourager l’engagement des jeunes et de forcer l’alternance au sein des formations politiques.

En attendant de voir la question sur la table des réformes annoncées et de connaitre la motivation des initiateurs, la mesure préfigure déjà une impasse sur l’avenir de plusieurs poids lourds de la scène politique.

En effet, elle touche d’une manière ou d’une autre l’ensemble des acteurs ayant contribué à l’avènement de la démocratie. C’est le cas de de Soumaila Cissé, président et candidat éternel de l’URD. Du haut de ses 71 ans, l’ancien chef de file de l’opposition ne pourra plus se présenter si le texte venait à être adopté. Le hic est qu’au sein de sa formation, sa succession est loin d’être préparée. Comme Soumaila Cissé, les anciens premiers ministres notamment Cheick Modibo Diarra, Zoumana Sacko et Modibo Sidibé seront également disqualifiés pour la présidentielle de 2022. En cause, ils auront atteint voire dépasser les 70 ans. Et ce n’est pas tout. Ladite mesure va également frapper Marimantia Diarra de l’Adema-PASJ. Si cette éventualité ne touche pas directement Tiémoko Sangaré 65 ans et Bokary Treta 68 ans, elle pourrait compromettre leur chance d’être les porte-étendards de leurs formations respectives. Car, même s’ils venaient à être élus, l’âge les rendra inéligibles pour un second mandat. Toutes choses que leurs potentiels adversaires pourraient mettre dans la balance pour les disqualifier de la course dès 2022.

Par ailleurs, si Soumeylou Boubeye Maiga, en tant maigre incontesté du navire Asma, sera quoi qu’il en soit en lice pour la présidentielle de 2022, il pourrait y jouer son ultime carte en cas d’entrée en vigueur du texte.

Pour rappel, la question de l’âge avait déjà fait des vagues lors de la conférence nationale de 1991, mais sur l’âge minimum d’éligibilité finalement tranchée par l’article 143 de la Constitution ainsi formulé : « nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République s’il n’est âgé d’au moins 35 ans à la date du scrutin. »

Elle est revenue à la veille de la présidentielle de 2012sur l’âge maximum mais n’a jamais connu un traitement approprié à cause des intentions malveillantes qui la sous-tendent.



Amidou KEITA
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