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La CEDEAO et la crise du Nord du Mali : Dialogue ou intervention militaire, à quand le choix de l’option
Publié le vendredi 22 juin 2012   |  La Nouvelle Patrie


Défense:
© aBamako.com par Didier A.
Défense: le ministre Paul Koffi Koffi préside la réunion d`urgence du Comité des chefs d`état-major des armées de la CEDEAO sur la situation au Mali
Jeudi 5 avril 2012. Abidjan. Espace CRRAE-UEMOA, au Plateau. Le ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi préside la réunion d`urgence du Comité des chefs d`état-major des armées de la CEDEAO sur la situation au Mali


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Face à l’éclatement des hostilités sécessionnistes dans le septentrion du Mali, les pays ‘’frères’’ de la CEDEAO sont longtemps restés coït et observaient le régime du général président dans son agonie.

La sortie gueulante des femmes des camps de Kati, puis celle de leur mari en mars dernier auront finalement raison du pouvoir d’ATT. Ce changement de donne, comme un tourbillon a précipité la montée au front de la CEDEAO pour la gestion de la crise du Mali à travers la médiation du Burkina Faso. Le retour à l’ordre constitutionnel, cité par la CEDEAO comme condition sine qua non à leur engagement pour une reconquête du nord, sera établi avec l’investiture du prof Dioncounda Traoré comme président de la république.

Depuis, rien de concret pour délivrer ses milliers de maliens des mains des bandits armés. En réalité, beaucoup de maliens avaient cru à la capacité de la CEDEAO d’en finir avec ce problème en mettant à la disposition de l’armée, comme souhaité par les autorités, les moyens matériels indispensables à l’opération, et cela dans le plus bref délai. Tout comme le capitaine Amadou Haya Sanogo du CNRDRE qui avait d’ailleurs oublié le nord au profit des délices du pouvoir, la CEDEAO joue au jeu des islamistes en retardant le maximum que possible toute intervention militaire, si non les renvoyer aux calendes grecque.

Et pourtant lors de la rencontre d’Abidjan en Côte d’Ivoire des chefs d’états majors généraux des pays de la CEDEAO, l’impérieuse nécessité d’une intervention militaire pour décanter la situation à été évoquée par plusieurs chefs d’Etat major dont le colonel Major, Ibrahima Dahirou Dembélé du Mali qui s’est exprimé en ces termes : « ce problème des rébellions qui sévissent dans le nord du Mali, sans une solution militaire, il me semble très difficile qu’une négociation pourrait les faire taire ».

Pas plus tard qu’en début de semaine, le médiateur Blaise Compaoré a reçu une délégation du groupe Ansar dine à Ouagadougou, un mouvement islamiste qui affiche un semblant de bonne volonté pour une sortie de crise négociée. À la dite rencontre, la médiation aurait demandé au groupe de rompre avec les terroristes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Car selon Bassolé, l’Ansar dine est en position de force dans le nord avec ses alliés Djihadiste d’Al-Qaïda. Avant, le 9 juin 2012, le même président Blaise Compaoré avait rencontré une délégation de rebelles touaregs du Mouvement national de libération de l’Azawad, qui s’était aussi déclarée disponible pour les négociations de paix.
Malgré tout, les choses n’évoluent pas sur le terrain et cet aspect devrait attirer l’attention de la CEDEAO sur les manœuvres de ses apatrides.

A quand la fin de cette confusion ? En attendant ce sont les enfants du Maliba qui lèchent les bottes de ses malpropres d’Ansar dine et du Mnla.

Issa B Dembélé

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