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Police nationale : Alerte à toutes les unités fâchées!
Publié le lundi 8 fevrier 2021  |  la preuve
58ème
© aBamako.com par A S
58ème anniversaire de la police nationale
Bamako, le 4 octobre 2018 Le Président de la République, Chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta a présidé les activités de la troisième édition de la Journée nationale de la Police qui fête également son 58ème anniversaire.
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Il est clair pour tout le monde que le sentiment de frustration au sein de la police nationale monte au Mali. Le ton d’un mouvement de colère a été donné par la Synergie des syndicats de la police, composée de dix organisations syndicales, le 28 janvier 2021. La tenue d’une assemblée générale dans les locaux du Groupement mobile de sécurité (GMS) fut la première phase. Cette rencontre visait à informer les militants sur les activités futures qu’elle compte mener pour l’aboutissement de ses points de revendication et l’amélioration des conditions de vie et de travail des policiers.
Avant, on savait les policiers très fâchés dans certaines zones de leur déploiement, notamment dans le nord du pays. Selon l’Adjudant Josué Kamaté, la synergie des syndicats de la police partage parfaitement les points soulevés par le Comité syndical du GMS. Ainsi, il les rassure du soutien de tous les autres syndicats de la Police. Il a décrié le manque de sérieux et de volonté des autorités à appliquer les accords signés en présence du représentant du département de la Sécurité, notamment le procès-verbal de conciliation du 27 octobre 2020.

A Bamako, les porte-paroles des policiers dénoncent ce qu’ils appellent « les injustices dont sont victimes les éléments de cette unité de la police nationale ». Les policiers dénoncent des faits de corruption, le détournement des per diems et le non-paiement de la prime Covid. Pour les limiers, une amélioration du niveau de leurs per diems est nécessaire.

Selon les syndicalistes, plus encore question que les effectifs fictifs soient envoyés par la hiérarchie dans les missions. L’aménagement de la cour, de la salle de repos et du poste de garde du GMS sont demandés pour que ce service soit mis dans les meilleures conditions de vie et de travail dans le but de motiver les éléments qui y travaillent dans l’exécution de leurs missions.

Par ailleurs, ils s’insurgent contre le manque de volonté de l’administration d’exécuter les décisions de justice qui mettraient fin à des injustices. Le 27 novembre 2020, s’est tenue une commission de conciliation entre les syndicats de la police et l’administration policière. À l’issue des négociations, la direction avait pris une série d’engagements, dont aucun n’est respecté jusqu’à ce jour. Les limiers avaient, au cours des négociations, exigé la relecture du décret n°351 portant primes et allocations des agents de la police. À la suite de cet accord, les parties syndicales avaient demandé la mise en place d’une commission technique pour faire des propositions.

Déjà, l’Adjudant Kamaté a lancé une alerte à toutes les unités fâchées. Même les officiers de police sont frustrés, car ils vivent une situation d’injustice. À la suite des négociations entre l’Untm et le gouvernement, tous les détenteurs d’une licence ont été classés dans la catégorie A de la fonction publique malienne. Pourtant, les officiers recrutés avec la licence sont toujours maintenus dans la catégorie B2 au niveau de la police.

Les syndicats ont exigé la mise en œuvre de l’accord du 29 janvier 2018 entre l’Untm et le gouvernement, relatif à l’augmentation de la grille indiciaire à hauteur de 20% pour les fonctionnaires et celle de l’âge de départ à retraite. Mais en novembre 2019, les agents qui ont été admis à la retraite avaient saisi la section administrative de la Cour suprême qui a reconnu qu’ils n’avaient pas atteint l’âge de la retraite en raison de l’accord signé avec l’Untm.

Cette décision de justice semble ne servir à rien, aucun des agents n’a été rappelé à ses fonctions. Pire, en 2020, l’administration policière a encore procédé à la mise à la retraite de certains agents, en violation de leurs droits. La prime Covid avait été promise par le gouvernement à la police, mais rien n’a été fait. Des agents de police ont subi des préjudices pendant la période du couvre-feu. Plusieurs d’entre eux ont été agressés et blessés et continuent de traîner des séquelles, sans assistance.

Madou COULOU
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