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Suite à la fermeture de leurs droits relatifs à l’AMO et aux problèmes de salaires: Les enseignants des écoles privées catholiques haussent le ton et décident d’en découdre avec l’administration
Publié le jeudi 15 avril 2021  |  L’Indépendant
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Le Syndicat national des enseignants de l’Ecole Privée Catholique du Mali (SYNTEC), entend durcir ses actions. Il l’a fait savoir, mardi dernier, lors d’un point de presse, dans la cour de l’école Jean Paul 2. Au cours duquel les enseignants ont dénoncé les injustices dont ils sont l’objet et décidés d’en découdre avec les responsables.




Les enseignants ont tenu à se faire entendre à travers des slogans qui traduisent leur malaise : » Le salaire est sacré nul n’a le droit d’en disposer » ou encore » Respectez le droit de vos travailleurs « . Et sous un autre ton, Kalifa Raymond Kamaté de marteler : » Nous ne comprenons pas cette délinquance financière qui conduit de plus en plus à une incertitude des salaires à la fin de chaque mois « .

L’enseignement privé catholique du Mali est reconnu par l’Etat comme un service d’intérêt général car, ce dernier a signé avec l’église une convention, le 8 août 1972. Aux termes de celle-là, l’Etat prend en charge 80 % du salaire de l’enseignant et l’église 20 %.

Le syndicat des écoles catholiques dénonce la fermeture de leurs droits à l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), le retard du paiement intégral des allocations familiales dans certains diocèses, le paiement des rappels dus au compte de l’article 39 et celui des salaires à terme échu.

Pour le Secrétaire général du SYNTEC, Kalifa Raymond Kamaté, les directeurs n’ont aucun respect pour les enseignants. » Nous ne revendiquons rien, nous réclamons nos droits et les torts qui nous sont causés depuis plus de 3 ans ; ils nous manquent de respect, de considération et ne nous accordent pas de liberté dans les initiatives « , a-t-il souligné.

A l’entendre, ils sont menacés d’appartenir à un syndicat, malgré qu’ils sont sans allocation familiale depuis plus de 9 mois. A ces manquements, s’ajoutent la fermeture des droits à l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO), le non-paiement de la prime d’ancienneté. » Onze de nos enseignants ont été ajournés au motif de leur engagement syndical et beaucoup n’ont plus accès à l’AMO » a-t-il soutenu.

Pour le Secrétaire general du SYNTEC, tous les moyens légaux seront utilisés pour faire aboutir leur exigence. Faute de quoi, ils menacent d’organiser des mouvements de protestation pacifique et d’observer des journées de grèves. « Nous avons adressé une correspondance au Cardinal Jean Zerbo pour lui exprimer notre désespoir, notre démotivation et notre découragement « , a-t-il fait savoir.

Notons que le Mali compte 6 diocèses à Bamako, San, Mopti, Ségou, Sikasso et Kayes. Une grève a été observée par l’ensemble des travailleurs de l’enseignement catholique dans le diocèse de Ségou, les 24 et 25 octobre 2020. Les écoles de diocèse de Bamako sont l’Ecole Jean Paul II, le lycée Prospère Kamara, le lycée Notre Dame du Niger, le centre père Michel, Saint Thérèse.

AWA DOUMBIA STAGIAIRE

Source : l’Indépendant
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