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Haute trahison : D’où proviennent les sources de ravitaillement des terroristes?
Publié le mercredi 26 mai 2021  |  Nouveau Réveil
Mali:
© AP par DR
Mali: Le groupe islamiste Ansar Dine libère l`otage suisse Béatrice Stockly
24 avril 2012.Tombouctou.Mali. A un point de rendez-vous dans le désert de Tombouctou,les combattants de Ansar Dine montent la garde au moment de la libération de Béatrice Stockly enlevée le 15 avril dernier dans le nord du Mali
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Nombreux sont-ils, les enfants du pays qui travaillent en intelligence avec l’ennemi public numéro1 de la nation malienne. Pour comprendre le puzzle du ravitaillement des terroristes, il faut faire une descende dans les confidences d’une ville, celle qui par excellence ravitaille les terroristes.
Sous nos yeux, Boni le marché noir des terroristes

Placé au bord de la RN16 et situé à 90Km de la ville de Douentza dans la région de Mopti, Boni est une ville ouverte aux terroristes en ce sens qu’il n’y a aucune mesure visant à bloquer les sources de ravitaillement des terroristes en matières de carburants, d’armes et d’aliments. Après avoir décimé et chasser la famille fondatrice du village, les autorités locales et administratives, les assaillants ont réussi à faire de Boni leurs « puits d’or ». Des sources bien discrète évoque qu’un Baron de l’ADEMA qui fut président de l’Assemblé Nationale a joué un rôle de 1ère ligne au début de cette affaire qui date depuis 2016. Aujourd’hui, d’après les infos, ce dernier n’a plus aucune emprise sur ces jeunes qu’il a basculés dans le terrorisme. Et voilà où nous en sommes ; recrudescences d’attaques, développement de l’économie criminelle … et radicalisme et délinquance juvénile, le tout ayant pour toile de fond, le terrorisme.

Le business du carburant

Des entretiens réalisés, ont permis de révéler que des dizaines de barriques d’essence sont livrées chaque jour au compte des terroristes qui opèrent dans les localités de Dinangourou, Mondoro, Boulkessi et le long de la frontière Burkinabé qui s’allonge dans la zone des trois frontières. Ainsi, les barriques de carburant trafiquées à partir de Gossi et de Tombouctou sont stockées dans la ville de Boni. Les jeunes de la localité concernée qui s’adonnent à ces pratiques s’en sortent plutôt bien avec des billets de banque, qu’ils investissement ensuite dans l’achat et la vente des armes.

Le business de la subsistance

L’insécurité généralisée a mis à plat-ventre la culture des denrées alimentaires, tout en engendrant une pénurie des produits de première nécessité dans plusieurs localités du cercle de Douentza. Ainsi, des commerçants poussent comme des champignons à Boni où ils partent chercher des denrées alimentaires à Douentza ; pour ensuite les revendre plus chères aux terroristes. Ces fonds sont de même utilisés dans l’achat et la vente du carburant, des armes et munitions et des motos. Pourrait-on dire qu’à Boni, la jeunesse s’est adaptée, elle fait bon ménage avec le terrorisme au point de « s’inféoder », selon les constats publics.

Les différentes poches terroristes aux abords de Boni

Depuis le début de cette crise, le village de Serma et de Yelyame ont donné leur nom à des bases terroristes, appelée Katiba. Ainsi avons-nous assisté à la naissance des Katiba incontestées de Serma et Yelyame. Avec leur technique et armada de guerre, les assaillants qui composaient lesdits Katiba avaient réussis à dissuader l’armée malienne de s’introduire dans leur fief, encore moins les attaquer. Mais récemment avec l’opération « Éclipse » engagée par les différentes troupes étrangères et nos FAMAS, les bases des terroristes ont été détruites et plusieurs d’entre eux ont été abattus. Les plus chanceux, grièvement blessés qui ont pu s’enfuir, y ont laissé des plumes. Ainsi, ces rescapés se sont reconstitués en poche dans les villages abritant les forêts de Téga, Bâdo, Bebi, Bôrô, Sènè-aidal, Lainka et Lainkaïna, le tout situé au maximum 30Km de Boni.

Des sources locales nous apprennent que tous les vendredis, les mosquées de Sènè-aidal, Téga et Bebi sont bondées de « djihadistes », Kalaches et mitrailleuses sous les bras. Au regard de ce qui précède, on comprend aisément qu’au-delà des armes, le terrorisme est une entreprise qui profitent à ceux qui s’y adaptent… Même si, ce n’est qu’un temps limité, car on finit toujours par se faire cibler à cause de la richesse qu’on y gagne et de l’influence qu’on y obtienne. Reste à préciser avec intérêt, que l’État doit prendre des mesures afin de couper les sources de ravitaillement des terroristes, tout en sensibilisant les jeunes accros, à quitter le terrorisme pour rejoindre l’armée. Cela dans le cadre d’un programme spécial et concret du DDR en vertu de la reconquête de l’intégrité territoriale, et du retour intégré de la jeunesse en guerre contre sa patrie.

JP
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