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Du nouveau à la MINUSMA : Les pays contributeurs ont désormais droit à une journée d’informations sur leurs troupes
Publié le jeudi 3 juin 2021  |  aBamako.com
Attaque
© aBamako.com par DR
Attaque des casques bleus ivoiriens au Mali : le Général Doumbia aux côtés des ses hommes
Samedi 16 Janvier 2021. Le Chef d’Etat-Major Général des Armées était auprès des casques bleus ivoiriens de la Minusma à Tombouctou. Une visite qui intervient quelques heures après l’attaque que le contingent ivoirien a subie dans cette localité et qui a fait quatre morts et trois blessés
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Faire connaître et comprendre aux opinions publiques des pays contributeurs l’engagement de leurs troupes pour la paix au Mali ; tel est l’objectif assigné à cette nouvelle initiative de la mission onusienne de paix au Mali, la MINUSMA.

Dénommée TCC Days (les journées des pays contributeurs de troupes), cette innovation a vu son tout premier numéro avoir droit de cité le mardi 1er juin 2021. Tenue en marge de la Journée Internationale des Casques bleus, TCC Days est une série de webinaires au cours desquels les journalistes peuvent échanger directement avec le commandement des contingents de leurs pays déployés au Mali afin de mieux faire connaitre à leurs opinions publiques le sens de l’engagement de leur pays.

Initiative du bureau de la Communication de la MINUSMA, TCC Days est un échange qui fait intervenir la chancellerie du pays contributeur ainsi que la haute direction de la MINUSMA. Consacrée au contingent burkinabè de la Force de la MINUSMA, cette première a vu la participation de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU au Mali, Joanne ADAMSON ; de Son Excellence, Kodio LOUGE, Ambassadeur du Burkina Faso au Mali ainsi que du Commandant du bataillon burkinabè, le Colonel Aboudou Karim LAMIZANA.


Quelques minutes avant la tenue de cette première édition, le Camp de la MINUSMA à Tombouctou, où sont déployés de nombreux soldats burkinabè, essuie des tirs de roquettes. N’ayant causé ni blessés ni pertes en vie humaines, l’attaque rappelle la dangerosité du contexte dans lequel évolue les Casques bleus au Mali. « Pendant que nous parlons ils sont sous le feu de l’ennemie et nous les encourageons », a réagi l’Ambassadeur du Burkina Faso à l’entame de son propos. « Bien sûr, ajoute-t-il, les Nations Unies, notamment le Secrétaire général, saluent régulièrement l’engagement des pays contributeurs de troupes mais, ce webinaire est une excellente occasion d’entendre de la bouche des Chefs de la MINUSMA que notre bataillon fait du bon boulot ». Enfin, l’Ambassadeur LOUGE précise : « c’est pour ce bon travail que nos soldats ont été formés et que nous les avons préparés ».

Revenu en ligne après avoir fait l’état des lieux de la situation et délégué le reste des tâches à accomplir en pareille situation, le Colonel LAMIZANA commandant le bataillon burkinabè depuis Tombouctou, a rappelé que ces attaques font partie intégrante des risques liés à leur action en faveur de la paix. « Avant de venir au Mali nous tous avons fait un séjour au nord et à l’est de notre pays puis un séjour d’aguerrissement ». Répondant à une question sur l’insécurité également présente au Burkina, le colonel confie : « on suit de près ce qui se passe chez nous (…) si nous arrivons à ramener la paix ici ça va se répercuter positivement chez-nous ».
Un journaliste interroge le Sergent FOFANA Rahimatou sur les difficultés qu’elle peut vivre en tant que personnel militaire féminin. « J’ai reçu les mêmes formations que mes collègues hommes et avec ça, je n’ai aucun problème à travailler avec mes supérieurs et mes subordonnés, donc aucun souci avec cela », a-t-elle répondu. Mme ADAMSON a, de son côté, appuyé le propos du sergent FOFANA et rappelé l’approche genre des Nations Unies, instaurée au plus haut niveau de l’organisation. « Quand je regarde les femmes soldats, déclare la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU, ce sont les soldats que je vois et que je juge par rapport à leur travail et non leur sexe ».


André SEGBEDJI
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