Le M5 RFP a fêté en grande pompe son premier anniversaire, le 4 juin dernier. Pour la circonstance un grand meeting a été organisé sur la Place de l’Indépendance pour soutenir la transition avec qui il venait de signer un partenariat pour la réussite de la transition, ce après 9 mois à la touche malgré un parachèvement de sa lutte à lui par les miliaires. À l’instar de Clément Dembélé, la plupart des leaders du mouvement ont répondu à l’appel du Comité stratégique du mouvement. Cependant, à la différence des autres, du moins de ceux étaient présents, le président de la Plateforme anticorruption, qui a eu des échanges de tirs avec d’autres responsables du mouvement avant de déserter les lieux, n’était probablement pas le bienvenu. Habillé en far-west, comme à ses habitudes, le Pr avait pris place comme d’habitude au présidium, espérant avoir droit au pupitre pour s’adresser à la foule. Cependant contre son gré, il lui été demandé de descendre du présidium et de se tenir debout comme les autres manifestants. Questionné par les journalistes sur la situation gênante le Professeur n’a pu que reconnaître le mal qu’il en éprouve. «C’est ça aussi le Mali », s’est-il contenté de constater. Père fondateurs du mouvement, Clement semble devenir une personne non grata au M5 RFP. Ce n’est pourtant pas le seul calvaire qu’a connu Clément cette semaine. En effet, il nous est revenu qu’il a échappait tantôt à un lynchage à Koutiala à la suite d’une tentative de récupération à des fins politiques d’un meeting de soutien à la Transition. Les paysans sentant son coup avaient tenté de dissuader la veille de mettre le pied à leur rassemblement au risque d’être voué au lynchage par les enfants. C’est finalement à contre cœur et depuis le balcon de son hôtel que le Président du PPC assistera au meeting.