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Édito. Fin de l’opération Barkhane au Mali : Emmanuel Macron n’avait plus le choix
Publié le vendredi 11 juin 2021  |  vosgesmatin.fr
Arrivée
© AFP par CHRISTOPHE PETIT TESSON
Arrivée du Président Français, Emmanuel Macron à Gao
Le Président de la République Française, Emmanuel Macron est arrivé à Gao le 19 Mai 2017 pour une visite à la force Barkhane.
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Emmanuel Macron annonce la « transformation profonde » de la présence militaire française au Sahel. En quelques mots, il clôture l’opération Barkhane par la fermeture de plusieurs bases de l’armée française. C’est sûrement le début de la fin d’un engagement français, imposant, coûteux et constant en Afrique depuis huit an s et ce jour de janvier 2013 où François Hollande avait envoyé, avec succès, l’armée française couper la route de Bamako aux djihadistes. En recentrant l’activité militaire française sur la lutte contre le terrorisme par le biais principal des forces spéciales, Emmanuel Macron tire les conséquences de plusieurs constats motivant tous un retrait progressif de l’armée française.

Les récentes évolutions politiques au Sahel accélèrent une décision vers laquelle tout concourait. Le coup de grâce porté à Barkhane, c’est l’arrivée au pouvoir au Mali du colonel Assimi Goïta. Au contraire de la succession familiale d’Idriss Déby au Tchad qui, si elle fait mauvais genre, n’indispose pas les intérêts français, l’avènement d’une junte conciliante avec les djihadistes est inacceptable pour la France.

Mais le choix d’Emmanuel Macron est aussi le résultat de l’isolement constant de la France au Sahel. Depuis huit ans, l’Europe laisse à Paris la charge d’opérations militaires lourdes - 50 soldats y ont trouvé la mort - dont les résultats apparaissent vains tant la recrudescence d’attentats islamistes dans la région relativisait, mois après mois, l’utilité de la mission de l’armée française. Enfin, en amorçant le retrait progressif de nos soldats, le président de la République contente son opinion publique. Dans un sondage Ifop pour Le Point, en janvier dernier, 51 % des Français désapprouvaient les opérations militaires au Mali. À moins d’un an de la présidentielle, c’est le genre d’indicateur qui pèse aussi.
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