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le Ministre Ibrahim Ikassa Maïga, hier au CDI sur le retrait de certains partenaires financiers après le coup de force: « On a créé volontairement cette rupture pour pouvoir repartir à zéro afin d’avoir un Etat sur pied »
Publié le jeudi 17 juin 2021  |  L’Indépendant
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© aBamako.com par FS
Conseil de cabinet du nouveau gouvernement de Transition du Dr Choguel Maïga
Bamako, le 13 juin 2021. Le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a présidé son premier conseil de cabinet, le dimanche, à la primature avec tous les membres de son nouveau gouvernement réunis au grand complet.
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Le tout-nouveau ministre de la Refondation de l’Etat chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, a choisi le Commissariat au Développement Institutionnel (CDI) pour sa première sortie sur le terrain. Car, il estime qu’il est la cheville ouvrière de toute l’administration générale, publique et parapublique. Une occasion pour le chef du département de se prononcer sur le retrait temporaire de certains de nos partenaires financiers après le coup de force du 24 mai dernier.

Accompagné des membres de son cabinet, le ministre de la Refondation de l’Etat chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga a été reçu, hier mercredi 16 juin, par le Commissaire au Développement Institutionnel (CDI), Hamed Yaya, dans le cadre d’une visite de courtoisie et de s’enquérir des difficultés auxquelles le personnel est confronté. Après une visite guidée par le Commissaire du CDI, il déclinera ses missions et ses difficultés.

Créé en mars 2001, sous la forme de Service Central du Mali, le Commissariat au Développement Institutionnel a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale de modernisation de l’Etat et d’assurer la coordination et le contrôle de sa mise en œuvre. Il est également chargé d’analyser les mutations institutionnelles induites par le processus de démocratisation et d’accompagner toute réforme de nature à conforter ce processus et de proposer des mesures de renforcement des capacités institutionnelles des services de l’Etat et des collectivités locales, de renforcement de la déconcentration et d’accompagnement du processus décentralisation…

Au titre des difficultés, il a noté la suspension de l’appui financier du Canada (partenaire stratégique dans la mise en œuvre du Programme de Développement institutionnel 2ème génération-PDI-2) suite à la situation socio-politique du pays (Coup de force militaire du 24 mai dernier). Hamed Yaya a également regretté d’annoncer l’arrivée à terme de l’assistance technique de l’Union Européenne auprès du CDI depuis décembre 2020, avant de déplorer la non tenue de la session inaugurale du Conseil d’Orientation de la Réforme de l’Etat (CORE), organe présidé par le Premier ministre pour le pilotage du PDI2.

Aussi, il a expliqué l’insuffisance des ressources humaines et la faible motivation des agents du CDI au regard de ses missions.

En réponse, le nouveau ministre de la Refondation de l’Etat chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga a soutenu que le CDI est la cheville ouvrière de toute l’administration générale, publique et parapublique. C’est pourquoi, il dira que » nous n’avons pas de temps à perdre car la Refondation est au cœur de la vision du reste de la durée de la Transition « . Et d’ajouter qu’il faut nécessairement refonder.

Il précise que des questions fondamentales relatives à la défense et la sécurité, l’ordre institutionnel politique, la crise de la Constitution de 1992 et toute la législation subséquente, la réorganisation territoire administrative et électorale… seront rapidement mis en chantier. Pour le faire, Ibrahim Ikassa Maïga indiquera que » nous devons avoir un Etat qui tient sur ses pieds « .

Concernant le retrait de certains partenaires financiers suite au Coup de force militaire du 24 mai dernier, il dira qu’ » il va falloir que nous nous donnions les moyens de nos ambitions. Car, on a créé volontairement cette rupture pour pouvoir repartir à zéro afin d’avoir un Etat sur pied « . Et d’affirmer, « parce qu’on a dit qu’on ne peut pas continuer d’aller droit au mur, alors que visiblement, ce n’est pas ce que nous recherchons pour notre pays. »

Pour conclure, il a annoncé que tout sera fait pour résoudre ces difficultés légitimes énumérées par le CDI afin d’obtenir vite les résultats de ce que le peuple malien attend de la nouvelle équipe gouvernementale.

Daouda SANGARE

Source: l’Indépendant
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