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Le chef d’état-major des armées dévoile son plan d’action
Publié le mardi 5 octobre 2021  |  Challenges.fr
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Le nouveau chef d’état-major des armées, le général Thierry Burkhard, estime que les armées françaises doivent êtres "prêtes à l’affrontement", mais pas le rechercher. Elles doivent savoir agir en amont, via le cyber, la lutte informationnelle, l’influence.

Face à des puissances comme la Chine, la Russie ou la Turquie, qui se réarment tout en déployant des actions d'influence plus ou moins revendiquées, "il faut gagner la guerre avant la guerre", estime le nouveau chef d'état-major des armées françaises, le général Thierry Burkhard. "On a vécu 20 ans où la logique était l'engagement sur les terrains extérieurs: Irak, Afghanistan, Mali... Mais aujourd'hui, au vu des grands compétiteurs auxquels nous sommes confrontés, la logique d'aller à l'affrontement n'est pas la bonne solution", a-t-il souligné en présentant à la presse sa vision stratégique, qui sonne comme une déclinaison de la citation latine "Si vis pacem para bellum ("Si tu veux la paix, prépare la guerre").

Les armées doivent "être taillées pour jouer dès le temps de la compétition, être crédibles pour ne pas se faire imposer la volonté des autres, être prêtes à l'affrontement mais sans le rechercher", insiste-t-il. Car selon l'état-major, les conflits armés à venir seront de "haute intensité", dans le jargon militaire, soit des affrontements plus durs, à plus grande échelle, qui se traduiront par de lourdes pertes humaines. "Longtemps on a parlé d'un cycle paix-crise-guerre qui n'est plus pertinent. Aujourd'hui, les phases de paix sont devenues des phases de compétition permanente dans les champs diplomatique, économique, culturel, militaire, industriel... Les grands acteurs cherchent à imposer leur volonté", développe le général Burkhard.

Wagner dans le viseur
Paris en fait l'expérience au Mali, où les Russes sont soupçonnés de vouloir s'inviter alors que les militaires français y combattent les jihadistes depuis huit ans: la junte malienne envisage de recourir aux services des paramilitaires de la sulfureuse société Wagner. La France a déjà prévenu que la présence de ces "mercenaires" serait "incompatible" avec le maintien de sa présence militaire au Mali.

Pour défendre les intérêts français, les armées françaises doivent notamment progresser pour contrer les opérations d'influence dans les "champs immatériels" (réseaux sociaux, flux d'information, cyber....), affirme le chef d'état-major. Le ministère des Armées doit présenter d'ici fin octobre une doctrine de lutte informationnelle.

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