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Crise malienne : L’agenda caché de la France
Publié le mercredi 27 octobre 2021  |  Mali Tribune
Emmanuel
© AFP par FRANCOIS MORI
Emmanuel Macron lors d`une dernier sommet du G5 Sahel par visioconférence le 16 février 2021
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De plus en plus les choses se précisent sur le double jeu de la France et de certains pays voisins qui ne cessent de dire qu’elle est aux côtés du Mali. D’après des sources, au moment où la France demande l’application de l’Accord de Paix issu du processus d’Alger, elle incite la CMA de violer ce même accord de manière à peine voilée. Pour les mêmes sources, la France n’a pas d’intérêt à une paix durable au Mali.
Ces derniers mois, les militaires Français ne cessent de multiplier les rencontres avec les représentants des groupes armés au nord du pays alors que l’armée française est en train de réduire progressivement ses effectifs au nord en fermant ses base de Kidal, de Tessalit et de Tombouctou. Mais côté malien, des sources bien renseignées, affirment « les autorités suivent de près tout ce qui se passe autant que possible ». Notre voisin du Niger qui connait la même situation sécuritaire que nous, se signale par des comportements peu diplomatiques. Depuis l’arrivée de Mohamed Bazoum au pouvoir, ce dernier multiplie les rencontres avec les acteurs de la CMA. On se rappelle lors de son investiture, il a affirmé que sa politique extérieure sera consacrée au Mali et à l’application de l’Accord d’Alger.



Lors de sa première visite en France, Bazoum s’en est pris aux militaires qui sont à la tête de transition au Mali en affirmant devant Macron qu’ « il ne faut pas permettre que des militaires prennent le pouvoir parce qu’ils ont des déboires sur le front où ils devraient être et que des Colonels deviennent des ministres et des chefs d’Etat. Qui va faire la guerre à leur place ? » Ces propos ont choqué plus d’un dans l’opinion publique malienne. Certains ont affirmé que c’est Paris qui téléguide Bazoum. Aujourd’hui les indices montrent que Mohamed Bazoum roule pour la France dans le dossier malien.

Sur la question de Wagner, les groupes armés ont affirmé leur opposition à tout recours à une société militaire privée dont Paris et ses pays satellites qualifient de « mercenaires ». Pour cela, une délégation des groupes armés a été reçue par Mohamed Bazoum sur la question Wagner. Des observateurs voient en M. Bazoum, un pion de Paris pour regrouper les groupes armés afin de s’attaquer aux FAMas pour cette histoire de Wagner pour faire croire aux Touareg que les autorités ont une volonté d’extermination pour reprendre le nord.

La semaine dernière une information avait fait la Une des médias internationaux prétextant que le ministère des Affaires religieuses et des Cultes a mandaté le Haut conseil islamique du Mali pour négocier avec Iyad Ag Agly et Kouffa. Il ressort que cela est une cabale pour mettre la pression sur les autorités de la transition alors qu’on sait que la France s’oppose à toute négociation avec ces deux chefs djihadistes. De toute évidence, cette prétendue négociation avec des groupes Djihadistes est une opinion personnelle du ministre des Affaires religieuses et des Cultes exprimée lors d’une rencontre avec le HCI. Cette même opinion est volonté du peuple malien issue du Dialogue national inclusif (Dni) sous IBK.

Ousmane Mahamane
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