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En vérité : Face à la duplicité de la France Choguel Maïga a du génie
Publié le mercredi 10 novembre 2021  |  L’Informateur
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© Autre presse par DR
Lancement de l’initiative recrutement et déploiement de 323 sages-femmes
Bamako, le 08 novembre 2021. Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga a procédé au lancement de l’initiative recrutement et déploiement de 323 sages-femmes, qui se veut la bonne répartition des sages-femmes sur toute l’étendue du territoire national.
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Le Premier ministre a réussi, en l’espace de quelques mois, à mettre à nu les mauvais tours, la duplicité de la France officielle. De la même manière, elle a réussi à faire apparaître le recours à une société paramilitaire russe comme une alternative crédible à l’intervention française qui est à bout de souffle.
L’opinion publique est en plein délire. Rarement l’unanimité a été si près d’être atteinte. Notre Premier ministre est une espèce de saint Georges qui armé de sa seule dialectique affronte et terrasse les monstres du néo-colonialisme.



Notre politique intérieure et extérieure a décidément du génie. Elle a réussi, en l’espace de quelques mois, à mettre à nu les mauvais tours, la duplicité de la France officielle. De la même manière, elle a réussi à faire apparaître le recours à une société paramilitaire russe comme une alternative crédible à l’intervention française qui est à bout de souffle – la France n’a plus les moyens de gagner seule une guerre. Même si les perspectives d’accord avec Wagner sont fondées sur des coûts tels qu’ils constituent une charge très lourde pour notre économie. Mais avec des avantages certains d’ailleurs : contrairement à l’opinion émise par le numéro un français, Emmanuel Macron, le Mali n’est nullement isolé et ne le sera point.

Paris dans une chambre insonorisée

La politique incarnée par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga satisfait la part nationalisme de l’âme malienne. Et pour longtemps. Car les gesticulations confuses de Paris et de ses valets sous régionaux – qui se recrutent parmi les Etats voisins –l’ont rendu très populaire. Paris a perdu les pédales en multipliant des déclarations du style « retrait des forces Barkhane », « réorganisation », « suspension des opérations conjointes avec les forces armées maliennes ». In fine, la France a conduit certains Maliens à ne plus comprendre ce qu’elle veule. Le plus grave de cette politique brouillonne est de conforter l’opinion d’autres dans l’idée qu’elle mène dans un double jeu. Elle est entrée dans la chambre insonorisée après que le Premier ministre malien ait déclaré à une agence de presse russe que Bamako détient la preuve que la France a entraîné des jihadistes à Kidal.

En vérité, Dupont est l’ennemi le plus menaçant. Engagé dans la course aux matières premières, il a instrumentalisé les touareg, en apportant un soutien conséquent au Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) doublé par les jihadistes sur le terrain dont il a stoppé l’avancée vers la capitale. En effet, la garde rapprochée du guide libyen, Mouammar Kadhafi, était constituée essentiellement de touareg et arabes maliens, nigériens et tchadiens. La France a miroité aux nôtres des appuis multiples devant déboucher sur la naissance d’un Etat dénommé Azawad contre des renseignements permettant de localiser la cache de Kadhafi après l’invasion des troupes de l’OTAN. Si nous oublions cette vérité, nous jouons avec notre survie en tant qu’Etat-nation. D’où, les initiatives tous azimuts des autorités de la transition visant à contrer la politique de nuisance et d’isolement du pays conduite par la France qui fait pression sur la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) dont elle est le premier bailleur de fonds et l’Union africaine (UA).

Georges François Traoré
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