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Face à la pression de la France sur la CEDEAO contre le Mali : Des détails sur le second cordon ombilical…
Publié le vendredi 12 novembre 2021  |  Le Pays
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© Autre presse par DR
Sommet extraordinaire de la CEDEAO
Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a participé, ce dimanche 07 novembre 2021, au sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO à Accra, au Ghana, pour le compte du Burkina Faso.
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La France met la pression sur la CEDEAO afin de déstabiliser les autorités de la transition qui refusent de se plier aux orientations édictées par l’ex colonisateur.

Vu l’acharnement insistant, le Mali se prépare à faire face à plusieurs éventualités. D’où l’anticipation à travers plusieurs démarches diplomatiques vers des pays prêts à soutenir le Mali.

“Nous sommes dans la posture du renforcement de la coopération dans la majeure partie des domaines importants pour notre pays car il faut essayer d’anticiper sur certaines situations à venir. Puisque la France fait pression sur la CEDEAO contre le Mali”. Cette bride d’informations nous a été confiée par un haut cadre du Mali.

Nos échanges sont partis du voyage du Ministre des Affaires étrangères du Mali en Russie ; pays qui fait l’objet de véritables tensions entre les autorités maliennes et françaises.

Au Mali, la transition répond favorablement aux sollicitations d’une bonne partie du peuple qui pense qu’il faudrait rompre avec Paris ou à défaut multiplier les partenaires.

Cette démarche résulte d’un constat. Après 8 ans de présence au Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le bilan est très sombre. Du nord, le centre et le sud se sont embrassés et provoqué des drames insupportables.

Alors le Mali devra se résigner et laisser la France et ses partenaires de la MINUSMA continuer dans une aventure sans un demain meilleur ?

Tout le problème se situe à ce niveau. Raison pour laquelle, les autorités ont décidé de prendre leur responsabilité.

“Il faut faire en sorte que le Mali sorte de ce cycle de violences. La chute d’IBK est partie de là. Tant qu’on n’arrive pas à amoindrir les effets néfastes du phénomène, le président qui viendra après la transition devra s’attendre aussi à une révolution populaire qui aura des conséquences drastiques encore“. Estime un observateur de la scène politique malienne.

C’est cette analyse de la situation qui a provoqué le comportement des autorités maliennes vis-à-vis de la France et la CEDEAO.

Malgré les pressions multiformes des deux, les autorités restent inertes sur leurs positions.

“Pas question de précipiter les choses. On va lentement, mais sûrement pour éviter un énième chaos. Rien ne nous intimidera.” Explique la même source.

Après les mesures de sanctions de la CEDEAO suivies du communiqué clément des autorités, tout semble calme dans la capitale malienne. Les directives validées pour soigner les maux sont toujours d’actualité. Les assises colonnes vertébrales du devenir du Mali se tiendront comme programmé. Et les résultats qui en sortiront vont déterminer ce qu’il faut pour le Mali de demain.

Keletigui Danioko

Source : LE PAYS
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