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Parlement: le président du CNT revient sur l’affaire Issa Kaou Djim à la clôture de Clôture de la session 2021 et interpelle ses pairs
Publié le jeudi 16 decembre 2021  |  aBamako.com
Ouverture
© aBamako.com par AS
Ouverture de la session d`octobre du Conseil National de la Transition
Bamako, le 04 octobre 2021. Le président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, a présidé au CICB, la cérémonie d’ouverture de la session ordinaire d’octobre de l’organe législatif.
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Le président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, a présidé ce jeudi la clôture de la session ordinaire 2021 de l'institution parlementaire. Après avoir fait le bilan de la session passée, le président du CNT est revenu sur l'affaire Issa Kaou Djim et a interpellé les membres du CNT sur leur devoir de responsabilité en tant que membres de l'institution. Voici son discours.

Chers collègues membres du Conseil National de Transition,
Messieurs les membres du Gouvernement,
Mesdames et Messieurs,

L’ordre du jour de cette dernière séance plénière est épuisé et avec elle se referme donc notre session ordinaire d’Octobre 2021.
Ouverte le lundi 04 octobre dernier, cette session a été l’occasion pour nous d’examiner vingt-quatre (24) projets et propositions de loi intéressant la vie de la nation dont 15 ont fait l’objet d’adoption et le reste renvoyé à la prochaine session pour diverses raisons.
Parmi les lois adoptées figure naturellement en bonne place la loi de finances pour l’exercice budgétaire 2022.

Avec le vote du budget d’Etat 2022, je note avec satisfaction que notre pays vient de se doter, pour la cinquième année consécutive, d’un budget en « mode programmes ». Nous nous en félicitons car nous venons de prouver, une fois de plus, toute notre détermination à améliorer la bonne gouvernance et l’efficience budgétaire dans notre pays.

Je salue, à cet égard, les multiples efforts fournis au sein de chaque commission générale et qui nous ont permis aisément d’examiner en détail les programmes et les crédits des différentes Institutions de la République, ceux des départements ministériels ainsi que les différentes dotations.

Je salue, tout autant, les diverses recommandations pertinentes faites par les commissions et j’espère qu’elles seront judicieusement exploitées par le Gouvernement au moment de l’exécution du budget.
Ce budget 2022 auquel nous avons donné notre approbation se chiffre en recettes à environ 2 130,721 milliards de FCFA et en dépenses à environ 2748, 285 milliards de FCFA. Il devra permettre à l’Etat malien de poursuivre sereinement le processus de transition, d’intensifier ses actions de défense nationale, de sécurisation des personnes et de leurs biens, de réconciliation nationale et de développement. Il devra, en outre, servir de support financier
pour l’exécution du Plan d’Actions du Gouvernement, entre autres, la prise en charge des dépenses de refondation, des dépenses électorales, celles relatives à l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, au renforcement du système judiciaire ainsi qu’à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, issu du processus d’Alger.

Chers collègues, comme nous avons pu nous en rendre compte au cours des débats, le budget d’Etat 2022 traduit clairement l’engagement du Gouvernement, sous le leadership de Son Excellence le Colonel Assimi GOITA, à faire face aux grands chantiers de la transition tout en veillant à l’utilisation rationnelle des ressources publiques.
En plus de la loi des finances, nous avons pu voter treize (13) autres lois majeures au nombre desquels la loi portant organisation de la recherche, de l’exploitation et du transport des hydrocarbures, celle portant création de la réserve de biosphère du Gourma, la loi instituant le Vérificateur Général, celle autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnances, ainsi que plusieurs ratifications d’Ordonnances.

Je rappelle que ces ratifications sont destinées exclusivement à renforcer notre capacité de riposte face à la pandémie du COVID 19 d’une part et, d’autre part, à ouvrir la voie à divers financements d’infrastructures routières, aéroportuaires et hydroélectriques pour le confort de notre économie nationale.

Par ailleurs, la loi ratifiant l’ordonnance de création de l’Agence Nationale de la Sécurité d’Etat et celle relative aux centres de perfectionnement préfectoral de Gao, de Nioro et de San que nous avons également votées au cours de cette session, renforceront davantage l’efficacité de nos services de renseignement et les performances des représentants de l’Etat.

Chers collègues, s’agissant du fonctionnement régulier et de la gouvernance du Conseil national de Transition, nous nous félicitons d’avoir adopté le projet de budget 2022 du CNT, examiné le rapport de contrôle de l’exécution du budget du CNT, au titre du 2ème trimestre 2021 et procédé à la relecture de certaines dispositions de notre Règlement Intérieur pour lesquelles nous attendons la réaction de la Cour Constitutionnelle.

Dans le cadre de notre mission de contrôle de l’action gouvernementale, quatre (4) séances de questions orales ont été organisées et certaines questions écrites ont été adressées à différents ministres.
En outre, d’importantes activités de terrain ont été effectuées par certaines commissions générales.

Comme vous le savez, chers collègues, Mesdames et Messieurs, au cours de cette session, le CNT a beaucoup travaillé sur les suites de l’arrestation de Monsieur Issa Kaou N’DIM, précédemment 4ème Vice-président du CNT. Cette affaire nous a conduit à mettre en place une Commission ad hoc dont les conclusions ont fait l’objet d’une résolution demandant la suspension de sa détention conformément à la Constitution.

Au-delà du fond du dossier, ladite affaire nous interpelle, chacun et chacune, quant à nos propos, nos faits et gestes ainsi que nos devoirs et responsabilités en tant que membres du CNT et face aux exigences de la transition. Je ne cesserai jamais de le dire, c’est ensemble que nous pourrions réussir cette transition et c’est ensemble que nous pourrions surmonter les épreuves multiformes auxquelles le Mali est actuellement confronté. Aussi, faut-il le préciser, quand je dis ensemble, il s’agit de tous les membres du CNT, de toutes les Institutions de la transition de façon solidaire, de toute la classe politique, de toute la société civile, bref de tous les fils et filles du Mali regardant dans la même direction et parlant d’une seule et même voix.
En ces moments décisifs pour la mère patrie, nous nous devons de renforcer notre engagement patriotique et d’éviter à tout prix de fragiliser notre processus de transition.
En outre, chers collègues, au moment où nous nous apprêtons à clore cette session, je tiens à vous rappeler que notre pays amorce un autre moment historique de son existence avec le démarrage des travaux des Assises Nationales de la Refondation. A ces rencontres cruciales pour le devenir du Mali, je vous exhorte une fois de plus à une participation massive et responsable.
Notre session étant arrivée à son terme, j’adresse mes sincères remerciements à l’ensemble des membres du CNT, au personnel parlementaire, à la direction générale du CICB, à la presse, à la sécurité, et à toutes les personnes ressources qui ont pris une part active à sa réussite.

Aussi, pour leur pleine participation à nos travaux, je voudrais remercier particulièrement le Ministre de la Refondation, Chargé des Relations avec les Institutions ainsi que tous les autres ministres et leurs collaborateurs.
A tous, je vous souhaite de passer d’excellentes fêtes de fin d’année. Que Dieu, dans samiséricorde, nous assiste et protège nos populations.

Sur ce, je déclare close la présente session ordinaire d’octobre 2021 du Conseil National de Transition.

Je vous remercie.
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