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Mali: le CSP réagit aux recommandations des Assises nationales de la refondation
Publié le dimanche 2 janvier 2022  |  RFI
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Au Mali, les Assises nationales de la refondation ont rendu leur rapport en fin de semaine. Depuis les réactions se succèdent y compris de la part de mouvements qui ont refusé d'y prendre part comme ceux appartenant au CSP, le Cadre stratégique permanent.


Dans un rapport publié jeudi, les participants aux Assises de la refondation ont recommandé une prolongation de la période de transition de six mois à cinq ans. Les Assises ont également conclu à la nécessité d’une nouvelle Constitution, à la limitation du nombre de partis politiques, ou encore au développement de nouveaux partenariats militaires…


Selon les autorités, plus de 70 000 personnes ont été consultées.

Plusieurs dizaines de partis politiques, y compris des partis de poids, ont toutefois refusé de prendre part à ces Assises. C'est aussi le cas des groupes armés signataires de l’accord de paix de 2015, réunis au sein du CSP, le Cadre stratégique permanent. Son porte-parole, Moussa Ag Acharatoumane, n'est pas été convaincu par les annonces des Assises. Il explique pourquoi au micro de Tancrède Chambraud de la rédaction Afrique.

« C’est des assises pratiquement pour dire la même chose qui s’est déjà dit au dialogue national inclusif, et dans les autres grandes réunions qui se sont passées dans notre pays. »

Pour un processus plus inclusif

Moussa Ag Acharatoumane regrette l'absence de certains grands acteurs politiques à ces Assises. « Maintenant, il faut mettre les cartes sur l’avenir, pour demain. Demain, ça va se faire avec tout le monde. Je pense que l’absence des grands acteurs tels que certains partis politiques et nous aussi, les mouvements signataires qui sont engagés dans le processus de paix, s’est fait remarquer par tout le monde.


Je pense que c’est quelque chose qui doit maintenant mettre un processus en place, qui va être le plus inclusif possible pour pouvoir avancer sur les grands chantiers du pays. Le plus important pour nous, c’est que l’accord de paix puisse être inscrit à l’ordre des priorités de la transition. »
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