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Concours des collectivités : Quel sort aux 15300 volontaires ?
Publié le mardi 18 janvier 2022  |  L'Alerte
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© aBamako.com par AS
Lancement des épreuves du DEF 2019
Le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé a procédé le Lundi 29 Juillet 2019 au Lancement des épreuves de DEF à l`école Mamadou Konaté.
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Le Concours d’entrée à la Fonction publique des Collectivités est organisé pour recruter des enseignants. Il y a lieu de se demander ce que l’Etat du Mali réserve aux 15300 volontaires qui ont secouru le pays en période difficile de l’année scolaire 2019-2020.
Dans ce pays, il est temps que l’effort des uns et des autres soit reconnu. Après s’être servi des 15300 volontaires qui ont tenu les classes au plus fort de la lutte des soldats de l’éducation pour l’application de l’article 39, les autorités scolaires viennent de lancer un concours pour recruter des enseignants. Où est-ce qu’on cherche les enseignants en plus de ces volontaires qui se sont engagés pour sauver l’année scolaire 2019-2020.

Pour venir au secours de cette année scolaire, perturbée par la grève des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, le gouvernement de la République du Mali avait recruté pour une durée de 6 mois 15300 enseignants volontaires sur toute l’étendue du territoire national.

Le samedi 23 octobre dernier, dans un communiqué de presse, sauveurs de l’école malienne ont lancé un appel à l’Etat du Mali pour leur intégration à la Fonction publique des Collectivités territoriales. L’occasion a été saisie par le Président du Collectif des enseignants volontaires du Mali (Cevm), Zié Sanogo pour indiquer qu’à défaut de leur intégration, le gouvernement pourrait leur soumettre un nouveau contrat. « Aujourd’hui, nous sommes égarés et esseulés. Nous n’avons plus de contrat avec les écoles privées et nous sommes plus de 20000 chômeurs sortants des écoles de formation des maîtres », a regretté le président Sanogo du Cevm.

Le terme est lâché. Ils sont « égarés et esseulés ». Pour partir au volontariat, il fallait qu’ils quittent les écoles privées dans lesquelles ils travaillaient. Dans ce pays, on a le plaisir de distribuer des distinctions à bout portant. Ces sortants des écoles de formation ont su tirer une épine du pied du gouvernement à un moment extrêmement difficile. Il est donc temps qu’ils soient considérés dans le processus de recrutement. Dans la vie, chacun se bat pour ce qu’il n’a pas.

Bazoumana KANE
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