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Levée de l’embargo sur le Mali : « La solution entre les mains des autorités maliennes »
Publié le mardi 8 fevrier 2022  |  Arc en Ciel
Séance
© aBamako.com par DR
Séance de travail entre le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, et le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga, au Palais de Koulouba
Bamako, le 28 septembre 2021. Le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a eu une séance de travail avec le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga de retour de l`Assemblée générale des Nations Unies, à New York.
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Pour les chefs d’Etat de la Cédéao réunie en conférence le 3 février, la solution à une levée de l’embargo se trouve entre les mains des autorités maliennes, qui doivent juste proposer un chronogramme raisonnable.




La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cédéao s’est réunie en session extraordinaire le 3 février 2022 à Accra. La session a été organisée dans le but d’examiner les récentes évolutions intervenues au Burkina, en Guinée et au Mali afin d’œuvrer à un rétablissement de l’ordre constitutionnel dans ces pays.

Après analyse de la situation au Mali, les chefs d’Etat disent constater avec regret qu’un calendrier n’a pas été mis en place, pour se conformer aux décisions de la Conférence. En conséquence, elle décide de maintenir toutes les sanctions imposées au Mali. Et invitent les autorités de la transition à proposer rapidement un chronogramme acceptable à la Cédéao afin de permettre la levée progressive des sanctions.

Sur le sujet, le Mali se fait toujours attendre puisque la République sœur d’Algérie a proposé sa médiation et a même proposé un délai de 16 mois pour le retour à l’ordre constitutionnel normal. Dans la même foulée, l’Union Africaine a jugé raisonnable le délai proposé par l’Algérie.

De nombreux observateurs n’arrivent pas à comprendre le silence des autorités maliennes quant à sa volonté de faire de nouvelles propositions de date condition pour la levée de l’embargo. Une des conséquences de ce refus de nos autorités à vouloir proposer un délai raisonnable à la Cédéao est l’impossibilité pour le Mali d’honorer ses engagements au niveau de certains créanciers, à tel point que le ministre de l’Economie et des Finances du Mali a publié un avis aux investisseurs dénonçant les mesures financières de la Bcéao à l’encontre du Mali. Autrement dit, le pays se trouve dans une situation qui le compromet financièrement. Pour un cadre de la Bcéao qui a voulu se confier, la solution est toute simple : faire preuve de bonne volonté en ayant des discussions avec la Cédéao.

Bilal Diall

Source : Arc en Ciel
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