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Sanctions UE contre le Mali : Les autorités maliennes de la Transition vont toucher du doigt la réalité ce mercredi
Publié le lundi 14 fevrier 2022  |  aBamako.com
Séance
© aBamako.com par DR
Séance de travail entre le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, et le Premier ministre Choguel Kokalla Maiga, au Palais de Koulouba
Bamako, le 28 septembre 2021. Le président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a eu une séance de travail avec le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga de retour de l`Assemblée générale des Nations Unies, à New York.
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La date du mercredi 16 février 2022 devra rester dans les anales de la transition malienne version Assimi Goïta-Choguel Maïga. Ce sera un véritable test grandeur nature pour ce binôme qui va vivre de fait l’effet des sanctions infligées au premier ministre et à quatre de ses ministres par l’Union Européenne.

À cette date à laquelle le président français Emmanuel Macron a invité à Paris les dirigeants des pays du G5 Sahel pour débattre de l’avenir de l’Opération Barkhane au Mali et au Sahel, les autorités de notre pays ainsi que celles du Burkina Faso voisin, sont mises sur les carreaux. Elles ne sont pas conviées à cette rencontre qui, pourtant va arrêter de grandes décisions relatives à l’avenir sécuritaire de leur pays. Les dirigeants maliens et burkinabé paient ainsi de façon générale pour leur situation d’autorités issues de coups d’Etat.

Pour le cas particulier du Mali, le premier ministre Choguel Kokalla Maïga est ainsi en train de purger l’interdiction d’accès à l’espace de l’Union Européenne, interdiction faite par les 15 d’Europe à lui et à quatre de ses ministres pour entraves au bon déroulement de la transition.
Quant au président colonel Assimi Goïta qui lui, n’est pas concerné par cette interdiction, il paie pour sa brouille actuelle avec la France ; laquelle brouille constitue la 2è raison de l’éviction de ses collaborateurs à la rencontre de ce 16 février à Paris.

Il y a lieu de préciser que les présidents de l’Union africaine, le Sénégalais Macky Sall, de la Cédéao, le Ghanéen Nana Akufo-Addo, du Conseil européen Charles Michel, et le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell sont également attendus à cette rencontre. L’objectif étant de décider du sort de l’Opération Barkhane et de la force Takuba au Mali et au Sahel, les autorités maliennes mises à l’écart, ne parleraient plus d’ « abandon en plein vol » si le retrait de ces forces venait à être acté à cette rencontre de Paris. Elles devront plutôt évoquer un crash en altitude ou un bon débarras, selon que l’on soit pour un maintien ou un retrait.

ANDROUICHA

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