Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Mali : « Ce n’est pas la visite de la dernière chance », selon Jonathan
Publié le jeudi 24 fevrier 2022  |  APA
Ouverture
© aBamako.com par DR
Ouverture d`un séminaire portant adoption de normes dans l`espace Cedeao
Mardi 06 avril 2021. Abidjan. Des émissaires venus des pays, membres de la Cedeao ont adopté des normes relatives Projets d`adduction en eau potable, d`assainissement, d`utilisations des appareils électriques dans l`espace Cedeao à l`issue de trois jours de travaux dans la capitale économique ivoirienne.
Comment


Arrivé jeudi à Bamako, le médiateur de la Cedeao pour le Mali, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, a écarté l’idée de « dernière chance » sur sa visite.Malgré ses multiples allers-retours, le médiateur de l’organisation sous-régionale ne s’est pas encore lassé. Comme l’indique son nom en anglais, Goodluck Jonathan veut donner plus de chances aux autorités maliennes pour sortir de la crise avec la Cedeao.




Depuis le 9 janvier, cette dernière a pris de lourdes sanctions économiques et politiques contre le Mali face au refus des militaires de définir un calendrier électoral clair pour un retour des civils au pouvoir.

« On ne peut pas dire que c’est la visite de la dernière chance. C’est un processus qui continue jusqu’à l’arrivée de la fin de la transition », a répondu devant la presse l’ancien chef de l’Etat du Nigéria (2010 – 2015), accueilli à l’aéroport par le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop.

« Cette visite n’est pas une surprise, puisque nous avons indiqué depuis le début que nous sommes partie prenante de ce processus. C’est dans ce cadre que nous sommes là », a poursuivi le médiateur de la Cedeao, 64 ans. Il rappelle que des « réunions techniques conjointes » entre les autorités maliennes, l’organisation qui l’a mandaté, l’Union africaine et les Nations Unies ont déjà eu lieu dans le but « de faire progresser les choses ».

D’ores et déjà, a-t-il signalé, « nous allons rencontrer les autorités pour échanger sur tout ce qui a été fait et voir si on peut avancer pour pouvoir arriver vraiment à des situations qui sont dans l’intérêt du Mali, de la Cedeao et de tout le monde ».

Deux plans

Selon plusieurs sources, la délégation de la Cedeao arrive au Mali, avec dans ses bagages, un document de deux plans pour le retour à un ordre démocratique normal. Le premier plan proposerait une transition d’une durée de douze mois alors que le second en suggérerait seize.

Ces propositions sont toutefois en contradiction avec les décisions récemment entérinées par le Conseil national de la transition (CNT) du Mali, l’organe législatif contrôlé par les militaires depuis le coup d’Etat d’août 2020 contre le régime du défunt Ibrahim Boubacar Keïta.

Le CNT a adopté lundi 21 février dernier le projet de charte révisé de la transition, donnant désormais la possibilité au colonel Assimi Goïta de rester au pouvoir jusqu’en 2027, soit cinq ans, un délai « totalement inacceptable » pour la Cedeao.

Dans un entretien avec RFI, le Premier ministre de la transition, Choguel Maïga, a fait savoir que « la démocratie ne se ramène pas aux élections » comme veulent le faire entendre les membres de la communauté internationale.

Malgré les sanctions qui frappent son pays, il indique que le Mali continue de s’assumer en cherchant d’autres partenaires qui l’aident notamment à reconquérir son intégrité territoriale dont une grande partie est occupée par des djihadistes.

Ces dernières semaines, il est rapporté une montée en puissance de l’armée malienne sur le terrain. Elle attribue ces victoires sur l’ennemi à une motivation des troupes et les nouvelles acquisitions en équipements militaires.

Source : APA
Commentaires