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Charnier à Gossi et attaques kamikazes : Les éclairages de la DIRPA
Publié le mardi 26 avril 2022  |  L’Essor
L`armée
© aBamako.com par AS
L`armée fait le point sur la situation sécuritaire
Bamako, le 25 avril 2022. La direction de l`information et des relations publiques des armées a organisé une conférence de presse pour faire un point sur la situation sécuritaire du pays, suite aux attaques simultanées contre trois camps militaires
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Les médias français ont diffusé, la semaine dernière, des informations mettant en cause les Forces armées maliennes (FAMa) et leurs partenaires russes, en lien avec la découverte d’un charnier aux alentours du camp de Gossi, rétrocédé par la Force Barkhane à l’Armée malienne, le mardi 19 avril dernier.



À ce propos, le directeur de l’information et des relations publiques des armées, le colonel Souleymane Dembélé, a dénoncé une campagne de désinformation sur fond d’espionnage par des drones étrangers du camp militaire de Gossi, dans le but de ternir l’image du Mali. Le colonel Dembélé s’exprimait au cours d’une conférence de presse tenue hier dans les locaux de la Direction des relations publiques de l’armée (Dirpa).

À propos du charnier découvert à Gossi, le colonel Souleymane Dembélé a rappelé  que Barkhane a rétrocédé aux FAMa le 19 avril dernier le camp qu’elle occupait depuis 2019. Selon le patron de la Dirpa, lors de cette rétrocession, il y avait la présence d’une unité légère des FAMa sur place. 


Pour mieux occuper le camp transféré conformément à sa dimension, un renfort d’effectifs a rejoint l’emprise le 20 avril. Paradoxalement, le même jour, les informations d’une vidéo sont apparues sur les réseaux sociaux que les Français ont considéré comme la preuve d’une attaque informationnelle contre Barkhane. Le colonel Dembélé a tenu à préciser qu’en ce moment, les soldats maliens présents à Gossi n’avaient pas encore découvert le charnier en question. En outre, le jeudi 21 avril, très tôt le matin, nos militaires ont essuyé des tirs d’obus sur le camp dont ils venaient de reprendre le contrôle. 



Conformément à la pratique d’usage, une patrouille de reconnaissance a été déployée dans les alentours du camp afin de voir ce qui se passait réellement. «C’est au cours de cette patrouille qu’un autre jet d’obus a atteint un camion de transport des FAMa qui a été complètement endommagé. Guidée par la provenance des tirs d’obus, cette équipe de patrouille en mission de reconnaissance a découvert le charnier aux environs de 6h30 du matin après avoir été alertée par la persistance d’une forte odeur de cadavres », a expliqué le patron de la Dirpa.



Pour confirmer ces faits, une mission des FAMa, conduite par le commandant du secteur l de l’opération Maliba, le colonel Issa Bagayogo, s’est rendue à Gossi le 22 avril pour constater de visu les informations circulant en boucle sur les réseaux sociaux.


Aux dires du colonel Dembélé, au même moment, l’Armée française s’est retrouvée au dessus du charnier en train de filmer ses mouvements afin d’accuser des partenaires russes d’avoir mis en scène une vidéo tournée entre les 19 et 21 avril derniers montrant un enterrement de corps. L’Armée française a ainsi transmis ces images à la presse française. La chaîne France 24 a même soutenu que les gens qu’on voit sur les images ont l’aspect de Caucasiens. Allusion faite aux militaires russes. 



Le directeur de la Dirpa a aussi expliqué qu’une délégation composée de médecins militaires, de conseiller juridique, d’une équipe de la police scientifique et des enquêteurs, est arrivée à Gossi le 23 avril. À la lumière de ces  faits, le conférencier a estimé qu’on est en droit de se poser la question pourquoi les drones français espionnent la base militaire de Gossi après l’avoir transmise aux FAMa. 



La rencontre a aussi été l’occasion pour le conférencier d’apporter des éclairages sur les circonstances des trois attaques kamikazes qui ont visé, dimanche dernier, les camps militaires de Sevaré, Bapho et Niono. À ce propos, le colonel Souleymane Dembélé a salué la bravoure des sentinelles qui ont tenu leurs positions en ouvrant le feu sur ces véhicules kamikazes bourrés d’explosifs. Par rapport aux bilans, il a annoncé qu’ils ont été revus à la hausse passant ainsi de 11 précédemment à 13 terroristes tués. De son côté, l’Armée déplore six morts tous survenus à Sévaré et 16 blessés dont quatre à Niono et un à Bapho.



S’agissant des dégâts matériels, le colonel Dembélé a rassuré que l’hélicoptère stationné au camp de Bapho a été légèrement endommagé suite aux déflagrations liées à l’importance de la charge explosive des kamikazes.



Les responsables de la Dirpa ont invité les hommes de médias à plus de professionnalisme en apportant la bonne information aux populations. Ce, afin que celles-ci soient fières de leur armée qui demeure disposée à poursuivre sa mission régalienne de sécurisation des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national.

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