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Parachèvement de la prise de contrôle du pouvoir politique par la junte : Abdoulaye Maïga, le colonel choisi par Assimi pour remplacer Choguel Maïga temporairement
Publié le mercredi 24 aout 2022  |  L’Informateur
Cérémonie
© aBamako.com par A.S
Cérémonie d`ouverture de l`atelier de formation des représentants de l`État nouvellement nommés
Bamako, le 22 Août 2022, le centre de formation des collectivités territoriales a abrité la cérémonie d`ouverture de l`atelier de formation des représentants de l`État nouvellement nommés.
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Il a été nommé Premier ministre par intérim ce dimanche 21 août pour remplacer Choguel Maïga, hospitalisé depuis le 10 août. Contrairement aux autres colonels au pouvoir, Abdoulaye Maïga n’a pas participé aux putschs qui ont secoué le pays. Il était jusque-là ministre de l’Administration territoriale et porte-parole de la junte.
Assimi Goïta, Sadio Camara, Malick Diaw, Ismaël Wagué, Modibo Koné. À eux cinq, ils ont fait chuter deux régimes en moins d’un an. Anciens membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) – tombeur d’Ibrahim Boubacar Keïta –, ils sont les cinq colonels vers qui tous les regards sont tournés depuis près de deux ans. À leurs côtés et bien qu’intégré tardivement au gouvernement, un autre gradé voit son influence grandir discrètement à Bamako.

Inconnu des sphères politiques il y a peu, le colonel Abdoulaye Maïga a été nommé Premier ministre par intérim pour remplacer Choguel Kokalla Maïga, hospitalisé depuis le 10 août, a hérité du ministère de l’Administration territoriale en juin 2021. Porte-parole du gouvernement depuis le 1er décembre 2021, le militaire de 41 ans est devenu la voix par laquelle viennent les déclarations tonitruantes, parfois guerroyantes, des autorités maliennes.

Quasi-systématiquement, l’apparition de son visage rond aux traits poupins à la télévision nationale est synonyme d’escalade dans le bras de fer qui oppose Bamako à une partie de la communauté internationale. En janvier, il est celui qui « invite » la ministre française des Armées de l’époque, Florence Parly, à « faire sienne [la] phrase d’Alfred de Vigny sur la grandeur du silence ». Le 18 février, sanglé dans son uniforme, c’est de nouveau lui qui accuse la France de » subversion » et « d’espionnage ». Trois mois plus tard, c’est encore lui qui « dénonce » les accords de défense qui lient le Mali et Paris.

France, Cedeao (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest), Minusma (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali) G5 Sahel : à Bamako, les annonces de rupture ont désormais l’apparence d’Abdoulaye Maïga. Bien qu’il n’appartienne pas au quintet de putschistes qui, le 21 mai 2021 a rectifié la transition ouverte neuf mois plus tôt par leur premier coup d’état, le militaire est devenu un rouage central de la junte.

Les militaires au pouvoir ont su dompter la population malienne en flattant un sentiment antifrançais qui résonne favorablement au sein de la majorité de la population.

Et du coup, la classe politique et la société civile sont affaiblies et reléguées au second rang.

Il est à noter que les postes clés sont occupés par les militaires malgré qu’ils soient en petit nombre dans le gouvernement mais avec des portefeuilles de souveraineté dont la présidence, la défense, la sécurité, le conseil national de transition qui fait office de l’assemblée nationale et enfin la primature soit elle intérimaire.

IL urge pour la classe politique et la société civile de se donner la main en mettant de côté les egos personnels et de se concentrer sur les élections à venir.

Yattara Ibrahim
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