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Colonel Abdoulaye Maïga interpelle le conseil de sécurité : « Donnez-nous l’occasion de présenter les preuves qui incriminent la France »
Publié le lundi 12 septembre 2022  |  Le Pays
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© aBamako.com par DR
Point de presse des émissaires du gouvernement de la Transition
Bamako, le 05 janvier 2022. À leur retour de la mission qui les a conduits au Ghana, en Côte d`Ivoire, au Burkina-Faso puis en Sierra Léone, les ministres messagers du gouvernement de la transition ont tenu à l`aéroport Modibo Kéita Sénou, un point de presse sur leur mission.
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Dans une interview accordée à la télévision nationale, le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, a sollicité les Nations Unies à donner l’occasion au Mali de présenter les preuves qui incriminent la France. Aussi, a-t-il profité de cet entretien pour souhaiter le retour rapide du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga.

Le chef du gouvernement du gouvernement par intérim a prié pour le retour rapide du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga dont il a loué les qualités.

« Assurer l’intérim d’un homme engagé, déterminé, dévoué et combatif pour la refondation du Mali et doté d’une expérience politique avérée comme le Dr Choguel Kokalla Maïga n’est pas une tâche facile. Mais je ne doute pas que grâce à l’accompagnement de mes collègues membres du gouvernement, de leurs collaborateurs qui sont dans les différents départements ministériels, l’ensemble du peuple malien, et avant tout l’accompagnement de Dieu, nous réussirons à relever les objectifs qui nous ont été assignés », a déclaré le colonel Abdoulaye Maïga, avant de souhaiter un prompt rétablissement au Dr Choguel Kokalla Maïga afin qu’il regagne rapidement son fauteuil pour conduire la Transition.

Ce que le Mali attend de l’ONU sur la plainte contre la France

Comme Choguel Kokalla Maïga, le Premier ministre par intérim a aussi attaqué la France. Pour lui, la France s’est rendue coupable de complot contre le Mali et revient sur l’expression du Dr Choguel Kokalla Maïga. « Nous avons toujours dit ici au Mali que nous faisons toujours la différence entre les autorités actuelles en place et le peuple français que nous respectons énormément. Ces autorités se sont rendues coupables de beaucoup de choses, notamment les violations intempestives de l’espace aérien malien. Je ne pense pas qu’il y a un seul aéronef malien qui a une fois violé l’espace aérien français. On ne peut même pas l’imaginer, on sait que la réaction aurait été autre. Ensuite, il faudrait rappeler le contexte. C’est la France, pour reprendre l’expression du Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, qui a décidé de nous abandonner en plein vol en mettant fin à cette coopération de défense qui nous liait sans avertissement, sans plan, sans nous prévenir », a affirmé le Premier ministre par intérim.

Selon Abdoulaye Maïga, le Mali a été victime des violations intempestives de son espace par les aéronefs français. « En plus de cela, on le dit vraiment sans aucune démagogie, sans aucune manipulation, ces autorités se sont rendues coupables de fournir des renseignements et des armes à des groupes terroristes. Ce qui est inimaginable de la part d’un pays étant membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies et disposant d’un droit de veto », a-t-il.

Le Mali a introduit une plainte contre la France devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Selon la déclaration de Diop, le Mali détient toutes les preuves concernant ses accusations contre la France. «Nous avons introduit une plainte avec des preuves à l’appui. Tous les cas de violation ont été bien documentés. Nous avons bien entendu d’autres preuves qui seront présentées, car nous l’espérons, à la suite de cette session spéciale du Conseil de sécurité que nous appelons de tous nos vœux », a déclaré le colonel Abdoulaye Maïga. Pour le ministre porte-parole du gouvernement, il y a une nécessité que la communauté internationale et le monde découvrent comment un État du Conseil de sécurité, qui assure la responsabilité du maintien de la paix internationale, se comporte. « Il faudra le dire, ce n’est pas des choses acceptables si nous tenons à assurer la pérennité du mécanisme de sécurité collective. Il est très important de nous donner l’occasion de présenter les preuves qui incriminent la France », a laissé entendre le Premier ministre par intérim.

B. Guindo

Source : LE PAYS
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