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Rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Mali : Le ministre Diop met le doigt sur les allégations infondées et les omissions
Publié le mercredi 19 octobre 2022  |  L’Essor
Deuxième
© aBamako.com par mouhamar
Deuxième réunion ministérielle de la plateforme de coordination des Stratégies pour le Sahel
Bamako, le 16 mai 2014 au CICB. La capitale malienne a abrité la deuxième réunion ministérielle de la plateforme de coordination des Stratégies pour le Sahel. L`ouverture des travaux a été présidée par M. Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Coopération Internationale.
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Lors du débat d’hier devant le Conseil de sécurité, le chef de la diplomatie malienne a estimé que le document aurait gagné en objectivité s’il informait davantage sur les efforts et les progrès réalisés par le gouvernement dans le cadre de la recherche de la paix et de la sécurisation du territoire national et de la protection des populations civiles


Le chef de la diplomatie malienne lors de la rencontre
 
 
Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, réuni pour l’examen du dernier rapport trimestriel du secrétaire général sur la situation au Mali, le chef de la diplomatie malienne Abdoulaye Diop a démenti de nombreuses allégations contenues dans le document. Il a réitéré la position de notre pays sur ces questions.


Lors des différentes interventions, il a été question, entres autres, des avancées enregistrées par notre pays dans le processus de transition, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, les violations des droits humains, des restrictions imposées par les autorités maliennes à la Minusma, la question des rotations, celle des soldats ivoiriens, la détérioration de la situation sécuritaire. 


La Fédération de Russie entretient de très bons rapports avec notre pays. Sa représentante à l’ONU, Anna M. Evstigneeva, a fait savoir que la situation au Mali se stabilise. D’après elle, malgré les difficultés, le Forces armées maliennes ont démontré ces derniers mois qu’elles étaient capables de parvenir à de véritables résultats dans la lutte contre le terrorisme. 


Elle a souligné que la Russie a fourni à l’Armée malienne une assistance multiforme, notamment en matière de renforcement de ses capacités et de formation des soldats. Elle ajoutera ensuite que son pays est vivement préoccupé par les tentatives de transformation du Sahel en théâtre de confrontation géopolitique entre les puissances étrangères. 

Estimant que cette situation est contraire aux intérêts des États et des peuples du Sahel, Anna M. Evstigneeva a cité en appui à ses propos les désaccords internes du G5 Sahel, provoqués de l’extérieur et qui ont contraint le Mali à quitter cette organisation. Elle a dénoncé les réactions vivement négatives de l’Occident contre le renforcement de la coopération entre la Russie et le Mali.


PROGRÈS IMPORTANTS- Dans son discours, le ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a d’abord indiqué que sur le plan politique, des progrès importants ont été réalisés pendant la période concernée par le présent rapport. Ces progrès portent sur un retour apaisé et sécurisé à l’ordre constitutionnel, notamment l’adoption d’un chronogramme pour les réformes politiques et électorales, le calendrier des élections, la nouvelle loi électorale, la remise de l’avant-projet de la nouvelle Constitution au président de la Transition, etc. 


Sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, Abdoulaye Diop dira que le Mali reste totalement engagé dans sa mise en œuvre diligente et intelligente pour sa stabilité durable. Il a rappelé la tenue de la réunion de haut niveau décisionnel au mois d’août dernier, suivie de la 6è réunion de haut niveau du Comité de suivi, le 2 septembre 2022, qui ont permis de lever certains obstacles. Mais aussi, la 46è session du CSA, tenue le 11 octobre 2022, qui a permis aux parties maliennes de renouveler leurs engagements pour une paix durable. Et parallèlement, le gouvernement a organisé la première édition de la Semaine nationale de la réconciliation.


En ce qui concerne la situation sécuritaire, le chef de la diplomatie malienne a estimé que le rapport sous examen aurait gagné en objectivité s’il informait davantage sur les efforts et les progrès réalisés par le gouvernement dans le cadre de la sécurisation du territoire national et de la protection des populations civiles. 

Selon Abdoulaye Diop, depuis le mois de décembre 2021, les Forces de défense et de sécurité du Mali ont lancé de grandes opérations militaires qui ont permis de détruire plusieurs sanctuaires terroristes, d’opérer des saisies importantes d’armes et de matériels de guerre, de libérer plusieurs localités et de favoriser le retour de personnes déplacées. En outre, il dira que le gouvernement s’est doté d’une stratégie intégrée pour le Centre qui comprend des aspects purement sécuritaires, des approches politiques et de développement économique, social et culturel.
 
LÉGITIME DÉFENSE- Par ailleurs, le chef de la diplomatie malienne s’est dit surpris que le rapport ait passé sous silence la saisine du Conseil de sécurité par le Mali le 15 août 2022, pour ce qui concerne les tentatives de déstabilisation et les violations répétées de l’espace aérien par les forces françaises. 


C’est pourquoi, il a renouvelé la demande du gouvernement d’une réunion spécifique du Conseil de sécurité, qui lui donnera l’occasion de présenter les preuves concrètes des actes de duplicité, d’espionnage et de déstabilisation de la France à l’encontre du Mali, y compris le partage de renseignements et le largage de matériels militaires au profit des organisations criminelles. Abdoulaye Diop a mis en garde que le gouvernement se réserve le droit de recourir à la légitime défense si la France continue à porter atteinte à la souveraineté du Mali, à son intégrité territoriale et à sa sécurité nationale.


Sur la question des droits de l’Homme, le ministre Diop a soutenu que les opérations militaires des Forces de défense et de sécurité sont conduites dans le strict respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. Pour lui, le gouvernement reste fermement opposé à l’instrumentalisation et à la politisation de la question des droits de l’Homme à des fins de déstabilisation, d’intimidation et de chantage. Il a expliqué que contrairement à ce qui est véhiculé, il n’existe aucune volonté de restreindre les mouvements de la Mission onusienne. 


Concernant le dossier des militaires ivoiriens, Abdoulaye Diop a déploré que le rapport omet de faire référence à la note verbale en date du 22 juillet 2022 par laquelle, la Minusma établit clairement qu’il n’existe pas de lien entre les 49 militaires et la Mission. 

Enfin, il a rappelé les principes clés édictés par le président de la Transition et qui guident l’action publique au Mali, à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix stratégiques et de partenaires opérés par le Mali et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises.

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