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Primature: le difficile retour de Choguel Kokalla Maïga
Publié le lundi 21 novembre 2022  |  L’Inter de Bamako
Inauguration
© aBamako.com par AS
Inauguration du viaduc de Yirimadio
Bamako, le 15 Novembre 2021. Le premier ministre Dr Choguel Kokalla a présidé l`ouverture du viaduc de Yirimadio à la circulation
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Depuis un certain temps, le retour de Choguel Kokalla Maïga à la Primature est annoncé par la presse. Selon certaines sources, son retour serait conditionné par la junte au pouvoir à Bamako. Elle aurait demandé à Choguel K. Maïga de présenter sa lettre de démission avant sa reprise de service. Chose que le plein pouvoir de la primature aurait refusé.
Autre incongruité, c’est le décret de nomination par intérim d’un Premier ministre qui doit être abrogé pour permettre à Choguel Kokalla Maïga de reprendre son fauteuil, il faudrait abroger le décret de nomination du Premier ministre par intérim. C’est une difficile cohabitation avec le Premier Choguel K. Maïga qui serait à l’ordre du jour chez les colonels. De sources proches des colonels un nouveau Premier ministre serait en attente d’être confirmé dans les jours à venir.

Vaccin anti-COVID-19: la lutte contre la COVID-19 passe maintenant par le vaccin
De nos jours, il est très fréquent de croiser des jeunes femmes ou filles administrer le vaccin du COVID-19 en pleine rue. On ignore qui sais piquer ou pas ? L’Afrique a résisté au coronavirus, l’une des explications avancées était que les Africains se trouvaient déjà vaccinés vu le nombre de microbes et de virus contre lesquels ils devaient se défendre dans leur vie.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), deux tiers des personnes vivant avec le VIH dans le monde se trouvent en Afrique, soit en 2019, 26 millions d’Africains. Plus de 600 000 en meurent chaque année. Cette forte incidence ne fait pas du Sida une maladie africaine ; seulement, la pauvreté et une pyramide des âges extrêmement élargie à la base se conjuguent pour faire de l’Afrique la principale victime du mal.
Environ 400 000 Africains décéderaient de la tuberculose tous les ans. Et 400 000, également de la malaria, dont 70% d’enfants. Plus de 90% des cas de paludisme recensés dans le monde le sont en Afrique. L’Afrique commence aussi à souffrir des maux du monde développé, les maladies non transmissibles telles que le diabète et l’hypertension. Les pathologies cardiovasculaires et accidents vasculaires cérébraux progressent dans les statistiques de l’OMS.

Cherté de la vie: une commission crée contre la cherté de la vie dirigée par le Premier ministre par intérim
S’il est un malaise qui dérange aujourd’hui c’est la mauvaise conduite de l’État. Il y a un ministère du Commerce et de l’Industrie, une Direction nationale du Commerce, de la consommation et de la Concurrence (DNCC) une Commission de contrôle de prix, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), toutes ces structures pour une même cause. Elles ont toutes été défaillantes.
Pourquoi créer une commission de haut niveau piloté par le Premier ministre par intérim financée par l’État ? Cette commission de haut niveau sur la cherté de la vie sent le soufre. Déjà le ministre du Commerce et de l’Industrie s’est montré incompétent à gérer son département pourquoi le maintenir ?

Langues nationales: le Franc-bambara (français bambara), parlé au Mali
L’Avant-projet de loi sur la nouvelle Constitution a ouvert le débat sur les langues nationales. Selon plusieurs Maliens, il y a lieu d’officialiser une des langues nationales du Mali. Mais hélas ! Rares sont les intellectuels maliens qui peuvent s’exprimer correctement en bambara sans aucun emprunt du français. À titre d’exemple: «Mali ye République layiki de ye, donc bar tissé ka interdit», (propos de la présidente de la CAFO).
C’est pas pour rien que les Maliens qualifient les traditionnels discours à l’occasion d’évènements solennels comme la fête de l’indépendance, la fête du nouvel an, la fête de l’armée, du Président de la République d’adresse à la nation, parce qu’il est véhiculé en langue française, accessible à peine à un Malien sur cinq.
Le comble, c’est à l’Assemblée Nationale, où les députés ont recourt à des interprètes pour faire la traduction simultanée du bamanankan, la langue parlée par une grande majorité de Maliens, au français, la langue parlée par une infime minorité.

30 ans de Radio Kledu: les inepties du président de la Maison de la presse
Depuis le 22 février 1988, la loi n°88-58 AN-RM fixait les délits de presse et Les Échos ont vu le jour, le 7 mars 1988, suivit de Aurore. Ensuite, il y a eu la loi n°92-037 AN-RM du 22 décembre 1992.
Pour fêter les trente (30) ans d’existence de la radio libre Klédu, nos confrères ont organisé une conférence sur le thème: «Quel rôle des médias dans un contexte de crise sécuritaire pour un retour à l’ordre constitutionnel». Le président de la Maison de la presse, Bandiougou Danté, en même temps président de l’Union des radios libres et télévision (URTEL) était un des panélistes. Il dira que pour assainir la presse il faut indexer l’aide publique de la presse au budget national avant d’ajouter que les textes sur la presse datent de 1992.
Heureusement que le doyen, ancien Recteur de l’Université, M. Salif Berthé ancien Directeur de Les Echos, était dans la salle. Il a rectifié les propos du président de la Maison de la presse. Loi n°88-58 AN-RM du 22 février portant sur la presse et les délits n’exigeait aucune qualification professionnelle pour la création d’un journal ou d’une radio. Les fonds dont il demande l’indexation au budget national ne pourront pas assainir la profession. Au contraire, ils serviront à enrichir certains confrères véreux. Beaucoup de fonds destinés à la presse ont été détournés. Déjà Bandiougou Danté, parle d’existence de 700 radios libres et 300 organes de presse sur le territoire. Un boulevard de détournement ouvert en attendant l’aide. Et toujours Bandiougou dans ses inepties, n’a pas manqué d’apporter son soutien aux journaux en ligne qui ne sont pas reconnus par l’État, mais qui prospèrent dans l’anarchie.

COP 27, sommet de l’environnement en Égypte: une forte délégation malienne
L’environnement au Mali a disparu pour faire place à la pollution. Cependant, les ministres de l’Environnement ne tarissaient pas d’idées pour se faire fortune. Les ministres qui ont géré ce département avaient chacun sa petite idée (son GIE Groupement d’intérêt économique) de ramassage des ordures. C’est pourquoi à l’arrivée d’un nouveau ministre on voyait à la télévision nationale la remise de brouettes, de matériels de ramassage d’ordures. La forte délégation qui a séjourné en Égypte à la Conférence de Charm el-Cheikh de 2022 sur les changements climatiques (COP 27) était composée d’anciens ministres. Gaspillage des fonds publics serait le nouveau système de gouvernance de la transition militaire.

Pourquoi les coups d’État sont si nombreux en Afrique ?
Les coups d’État sont les conséquences de la mauvaise gouvernance en Afrique. Entre 1958 et 2022, il y a eu quatre-vingt-cinq (85) coups d’État en Afrique. En moyenne un ou deux tous les dix (10). La distinction entre putsch, prise de pouvoir par un militaire et coup d’État qui peut aussi être le fait d’un civil soutenu par l’armée. Ou encore le soulèvement d’un peuple contre un pouvoir, achevé par l’armée s’explique parfois par la gestion calamiteuse des dirigeants africains.
L’armée est une structure qui assure la défense et la sécurité sur tout le territoire. À cet effet, elle ne peut conserver le pouvoir pendant longtemps avec la démocratie en marche en Afrique. Pendant ses soixante-deux (62) ans d’indépendance notre pays a connu cinq (05) putschs (1968, 1991, 2012, 2020 et 2021 la rectification). À quand celui du redressement ?


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