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Interdiction des activités des ONG françaises au Mali : Quelle alternative pour les autorités !
Publié le lundi 28 novembre 2022  |  Arc en Ciel
Rencontre
© aBamako.com par SA
Rencontre entre le MATD et les partis politiques
Bamako, le 04 mars 2021. Le Ministre de l`Administration Territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye MAIGA a rencontré à son cabinet, les partis politiques pour des discussions au sujet de l`organisation des élections à venir.
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Les populations bénéficiaires des actions des ONGs françaises chassées du Mali attendent une alternative rapide des autorités comme annoncée par elles.

Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres du 22 novembre 2022 a adopté un projet de décret portant interdiction des activités de certaines associations et fondations sur le territoire de la République du Mali.

Le présent projet de décret est adopté pour interdire avec effet immédiat, toutes les activités menées par les Associations, les Organisations Non Gouvernementales et assimilés opérant sur le territoire de la République du Mali sur financement ou avec l’appui matériel ou technique de la France.

La mesure concerne aussi bien les associations nationales ordinaires, les associations signataires d’accord-cadre avec l’Etat, que les associations étrangères et les fondations.

Cette décision qui ne fait aucunement l’unanimité au sein de la population malienne, est la réplique à la suspension de l’aide publique au développement (APD) décidée par Paris fin octobre 2022.

Pendant que les commentaires fusent de partout sur le devenir des bénéficiaires des actions des ONGs, le Gouvernement du Mali dit « s’engager à évaluer au niveau interministériel et au niveau des Gouverneurs de région et du District de Bamako les effets de la décision sur les populations, afin de prendre les dispositions nécessaires pour les accompagner ».

Les jours à venir nous édifieront si le gouvernement est à même d’assurer la continuité des actions des ONGs sur le terrain. Déjà beaucoup sont sceptique sur la capacité de l’état à assurer de façon convenable cet « accompagnement » du gouvernement confronté à un véritable problème financier. Si ce n’est le salaire des fonctionnaires, le gouvernement du Mali a de la peine à faire face aux autres dépenses qui relèvent de ses prérogatives.

En plus du trou laissé par l’Aide publique au développement, s’ajoute celui des ONGs.

Selon nos informations, c’est environs une quarantaine d’ONGs françaises qui interviennent physiquement au Mali. Une autre quarantaine passe par d’autres structures pour financement. Leurs interventions concernent tous les secteurs de développement dont le Mali a besoin.

Joint au téléphone dans le cercle de Bandiagara, une responsable de femmes qui bénéficient d’appuis d’ONGs ne croit pas à ce que le gouvernement du Mali a décidé. N’ayant que ses yeux pour pleurer, elle et beaucoup d’autres femmes attendent que les autorités prennent très vite le relai pour leur bonheur.

Il faut rappeler qu’après l’annonce de la suspension de l’Aide publique au développement de la France et bien avant la réplique de Bamako, c’est le collectif d’ONG françaises Coordination Sud, qui avait réclamait au président français de « revoir sa décision ». Selon eux, cette mesure de suspension de l’aide au développement estimée à environ 100 millions d’euros par an met en péril « plus de 70 projets » menés au Mali où « 7,5 millions de personnes ont besoin d’assistance ».



B.T.

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