Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Refondation : Bientôt une stratégie nationale de Lutte contre la corruption
Publié le jeudi 1 decembre 2022  |  Le Pays
Cérémonie
© aBamako.com par Androuicha
Cérémonie de lancement des reformes majeures sur la question enseignante au Mali
Bamako, le 10 novembre 2022. À la faveur d`un atelier qui s`est déroulé à l`Azalaï hôtel, le ministère de l`Education Nationale a, en partenariat avec le Bureau de l`UNESCO au Mali, procédé au lancement officiel des reformes majeures sur la question enseignante au Mali. (Photo Ministre de la Refondation de l`Etat, M. Ibrahim Ikassa Maiga)
Comment



Le ministre de la Refondation de l’État, chargé des relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga a présidé, le mardi 29 novembre 2022, la cérémonie d’ouverture de l’Atelier national de validation de la stratégie nationale de lutte contre la corruption. C’était à l’hôtel Millenium.

A l’entame de ses propos, le ministre de la Refondation de l’État a rappelé la volonté des autorités maliennes à lutter contre la corruption. Il y a d’ailleurs rappelé les multiples initiatives dans ce sens. « Sur le plan institutionnel, des avancées majeures ont été enregistrées avec la mise en place du Bureau Vérificateur général et la création de l’Office Central de Lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) », a déclaré le ministre Ibrahim Ikassa Maïga qui a indiqué « ces deux structures sont venues renforcer les efforts déployés en matière de lutte contre la corruption et infractions assimilées par les Inspections sectorielles des départements ministériels, le Contrôle général des Services Publics, la Section des Comptes de la Cour Suprême, les Pôles économiques et financiers, et la Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration (CASCA) ».

A l’en croire, les résultats obtenus, tant en matière de contrôle, de vérification, de déclaration de patrimoine des assujettis, que de répression de la fraude et de la corruption et de sensibilisation des populations, sont plus qu’encourageants.

Pour le ministre de la Refondation de l’État, en se dotant d’une Stratégie nationale de lutte contre la corruption, « le Mali aura désormais toutes les cartes en main, pour faire échec à l’opacité dans la gestion des affaires publiques, la concussion, le népotisme, les pratiques illicites, frauduleuses voire criminelles de gains de diverses natures pour un profit personnel au détriment du trésor public et de l’amélioration des conditions de vie des populations ». Il précise que des projets de stratégies complémentaires sont en cours, d’une part, « sur la question de rationalisation des structures administratives pour résorber le phénomène de création tous azimuts de structures à la tête du client, souvent pour caser un proche ou un partisan, ou d’autre part, sur la problématique de la dépolitisation de l’Administration afin de bannir les nominations ou promotions fondées plus sur du subjectivisme partisan que sur des critères de compétence, de performance et de probité ».

Selon lui, l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale de lutte contre la corruption constituaient l’un des objectifs identifiés par l’axe 4 du Plan d’action du gouvernement consacré à la promotion de la bonne gouvernance. Pour Ikassa, la mise en œuvre de la future Stratégie nationale de Lutte contre la corruption doit permettre la consolidation des efforts entrepris par le Gouvernement, les Institutions, les acteurs privés et des organisations de la société civile en faveur d’un modèle de citoyenneté qui ne laisse aucune place ni aucun répit à la corruption.

Pour la représentante de PNUD au Mali, « cette activité contribue donc directement à la réalisation des objectifs fixés par la chartre de la transition et figure d’ailleurs parmi les priorités du Plan d’Action Gouvernemental de la Transition dans son axe dédié à la « Gouvernance et aux Réformes politiques et institutionnelles ».

Elle a, par la suite, réitéré toute la volonté et l’engagement du Système des Nations Unies de continuer à accompagner les autorités et acteurs de la société civile maliens pour la mise en œuvre effective du Plan d’Action qui sera issu de cette stratégie une fois adoptée.

Boureima Guindo

Source : LE PAYS
Commentaires