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Affaire de la présumée victime de harcèlement sexuel, Khadidiatou N’Diaye et co-prévenus : » J’ai l’impression qu’on est pressé d’en finir avec ce procès « , Me Kassoum Boubacar Tapo dixit Le délibéré attendu le 9 février prochain
Publié le vendredi 3 fevrier 2023  |  L’Indépendant
Réunion
© aBamako.com par AS
Réunion du Conseil Supérieur de la Magistrature à Koulouba
Bamako, le 31 Juillet 2020 s`est tenue à Koulouba une réunion du Conseil Supérieur de la Magistrature. Photo: Me Kassoum TAPO.
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Poursuivis pour diffamation par la Somilo à la suite des révélations faites sur la chaîne de télévision »Africable », à travers lesquelles elle accuse l’un de ses supérieurs hiérarchiques de » harcèlement sexuel et de licenciement abusif « , Khadidiatou N’Diaye le Directeur général d’Africable, dont la boîte est également incriminée dans cette affaire, et son animatrice, Djénèbou Mariage, aussi concernée par ladite plainte, ont comparu, hier, devant le tribunal de la CVI. Dont la salle d’audience était, pour l’occasion, pleine à craquer par une foule constituée majoritairement d’organisations de défense des droits de l’Homme, sorties massivement pour apporter leur soutien à la présumée victime et à ses co-inculpés.



A l’ouverture du procès, les avocats assurant la défense des inculpés ont estimé qu’il y a eu » vice de forme « . Ainsi, ils ont souligné la nullité de la procédure à cause de certaines irrégularités. Dans les argumentaires développés à cet effet, les avocats soutiennent qu’il y a eu violation de l’article 62 de la Loi 046 du 7 juillet 2000 portant régime de la presse et délit de presse, qui stipule que » le délai entre la citation et la comparution sera de 20 jours francs, outre un jour de plus par cent kilomètres ». Toutefois, cette demande a été rejetée, faisant place au débat de fond.

La victime a soutenudevant le jury que des preuves matérielles attestent la véracité des révélations qu’elle a faites sur le plateau d’Africable Télévision. Les avocats de la partie plaignante ont toutefois rejeté les preuves apportées. Arguant que celles-ci devaient être présentées 10 jours avant le procès.

En effet, selon les avocats de Somilo, les preuves avancées par Khadidiatou N’Diaye n’attestent en rien qu’elle a été victime de » harcèlement sexuel « .

En réponse à ces argumentaires de la partie adverse, Me. Kassoum Boubacar Tapo, l’un des avocats, qui assure la défense des prévenus, dira que ces preuves, qui ont été présentées devant le Tribunal sont bel et bien des preuves tangibles, étant donné que c’est lui qui les a fournies. Ainsi, il a insisté sur le renvoi de l’affaire pour le débat de fond. Ne serait-ce que pour permettre au tribunal d’apprécier la recevabilité de ces preuves-là. » J’ai l’impression qu’on est pressé d’en finir avec ce procès. Depuis ce matin, on a évoqué les questions de nullité de procédure, qui ont été balayées d’un revers de main, sans prendre le temps d’y réfléchir sérieusement, et maintenant qu’on est sur le fond, les preuves qui sont versées méritaient qu’on prenne un peu de recul pour les apprécier sérieusement « , nous a confié Me Tapo, lors d’une suspension de séance.

A noter que parmi les avocats en charge de la défense de Somilo figure Me. Nadia Biouélé, non moins présidente d’une fondation, qui se bat contre les VBG, en plaidant notamment pour l’adoption d’une » loi contre lesdites pratiques « . Toute chose qui parait paradoxale, même s’il est vrai qu’elle est avocate et qu’elle est tout à fait dans son rôle de défendre son client.

Après plus de 9 heures d’audience, les juges ont renvoyé le délibéré au 9 février prochain.

Ramata S. Kéita

Source: l’Indépendant
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