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Faute de dialogue autour de ses préoccupations : Le Synacome menace de déclencher un mouvement de grève
Publié le samedi 20 mai 2023  |  Aujourd`hui
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© aBamako.com par AS
Le nouveau gouvernement tient son premier conseil de cabinet à la primature
Bamako, le 6 Octobre 2020. Le nouveau gouvernement de la transition a tenu son premier conseil de cabinet à la primature Photo: Ministre des Mines, de l’Energie et l’eau, M. Lamine Seydou Traoré
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Les leaders du Syndicat national des constructions civiles, des mines et de l’énergie (Synacome) ont animé, une conférence de presse, à la Bourse du travail, pour informer l’opinion nationale et internationale des souffrances des travailleurs du secteur. La conférence était principalement animée par le secrétaire général du syndicat, Baba Daou. Il avait à ses côtés, le secrétaire général du comité de l’Ageroute, Mountaga Soumaré, le secrétaire du comité de la Société d’exploitation de Manantali et de Félou (Semaf), Moussa Diarra, le secrétaire général de la Secmima, Karim Fomba.

D’entrée de jeu, le secrétaire général du Synacome a laissé entendre que les responsables ont souffert de l’absence de dialogue entre le syndicat et le département de tutelle. Et d’ajouter que la grève étant la dernière arme d’un syndicat, les responsables du syndicat se sont inscrits dans la dynamique du dialogue. “Malheureusement ils n’ont pas trouvé en face d’eux un interlocuteur fiable”.

Aux ses dires, son organisation s’est beaucoup investie afin de préserver le climat social en privilégiant le dialogue. Et de poursuivre que si les solutions ne sont trouvées aux préoccupations des travailleurs du secteur, le syndicat se verra dans l’obligation d’aller en grève. A sa suite, Karim Fomba de la Secmima dira qu’il y a un peu plus d’un mois que sa section avait organisé une conférence de presse pour dénoncer l’attitude du ministre de tutelle par rapport à la gestion de leurs doléances. “Nous avons un cadre de concertation avec toutes les mines chargé d’anticiper les problèmes, mais il ne fonctionne plus”, a-t-il déploré. A ses dires, malgré les garanties du ministère en charge des Mines, il y a eu des licenciements à Morila dont des syndicalistes. Concernant la mine d’or de Siama, il dira que plusieurs dizaines d’agents dont plusieurs responsables syndicaux ont été licenciés sous le prétexte fallacieux de motifs économiques. Alors que, dira-t-il, la société n’a jamais été en difficultés financières. A l’en croire, le ministre éprouve un désintérêt total pour les travailleurs du secteur minier. Et d’ajouter qu’aucune section du Synacome n’a pu avoir accès au ministre des Mines, ce qui n’est pas du tout normal compte tenu de l’urgence des sujets. Il poursuivra que la seule fois qu’ils ont pu le rencontrer c’était grâce à l’implication du secrétariat général de l’UNTM, Yacouba Katilé.

Selon lui, à chaque fois que les syndicats demandent une rencontre avec le ministre, ce dernier s’assure d’abord de connaître l’objet de la rencontre. Quand cela ne lui convient, nous a-t-on informé, il décline simplement la demande.

Pour sa part, le secrétaire général du comité de la Semaf, Moussa Diarra a précisé qu’à Manantali, les Maliens vivent comme des étrangers dans leur propre pays. Car, depuis la création de la société, ce sont les ressortissants mauritaniens et sénégalais qui sont nommés à la tête de la société et qui réduisent les Maliens à l’esclavage.

Pis, à chaque fois qu’un directeur ressortissant de ces deux pays est nommé, il procède à des recrutements massifs parmi ses compatriotes et les Maliens sont généralement laissés pour compte. Alors que, dira-t-il, les cadres maliens n’ont jamais été nommés à la tête des filiales installées dans ces pays.

Quant au secrétaire général du comité syndical de la Somagep, il a déclaré qu’en 2019, à la suite d’un préavis de grève, le syndicat avait obtenu une augmentation de plus de 30 %. En lieu et place, la direction n’a appliqué de 5 %.

Pour Mountaga Soumaré du comité syndical de l’Ageroute, avant de déclencher une grève au niveau d’un syndicat national, il faut au préalable informer l’opinion sur les difficultés du secteur. Selon lui, ce sont des anciennes revendications dont pour certaines un accord avait même été obtenu avec le gouvernement. Il a saisi l’occasion pour égrener les difficultés dans les différentes structures dont certains sont à plusieurs d’arrière de salaire notamment l’Institut géographique du Mali (IGM) qui est à 14 mois d’arrière de salaire.

Boubacar Païtao

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