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Amadou Koïta:«Nous craignons que la Transition ne soit un CDI»
Publié le lundi 25 decembre 2023  |  nouvelleafrik
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© aBamako.com par A S
Point de presse du gouvernement
Bamako, le 01 février 2019 Le porte parole Amadou Koita a fait un point de presse
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L’ex-ministre Amadou Koïta a exprimé, samedi 23 décembre 2023, sa crainte de l’instauration d’une Transition à durée indéterminée au Mali. Il appelle la classe politique à «se retrouver » et estime que certaines libertés sont « menacées ».
ABamako, trois mois après l’annonce du report de la présidentielle, Amadou Koïta, président du parti PS Yeelen kura s’est montré inquiet, samedi dernier, au cours de la cérémonie d’ouverture du 4ème congrès ordinaire du parti Yèlèma. Ce leader politique fustige une énième prorogation de la durée de la Transition en cours depuis 2020.

«La réussite de la Transition, c’est la fin de la Transition. Je ne suis pas un professeur de droit de travail. En droit de travail, un Contrat à Durée Déterminée (CDD) renouvelé plus deux fois devient Contrat à Durée Indéterminée (CDI), si je ne m’abuse », a affirmé l’ex-ministre Amadou Koïta. Il compare ainsi la Transition à un employé lié à une société par un contrat.

«Le premier CDD de la Transition était 18 mois. Le deuxième CDD, c’était 24 mois. Et nous avons appris qu’on veut nous amener dans un autre CDD. Nous craignons que ce ne soit pas un CDI. Le CDI est un contrat à durée indéterminée», argumente le président du parti PS Yeelen kura, membre du Cadre des Partis et Regroupements politiques pour le Retour à l’ordre constitutionnel.

Sa déclaration intervient trois mois après l’annonce du report sine die de la présidentielle, initialement prévue pour février 2024. Aucune nouvelle date n’a été à ce jour dévoilée ni par le gouvernement ni par l’Autorité Indépendante de Gestion des Elections (AIGE).

Amadou Koïta, qui a soutenu le référendum en juin dernier, souligne que la classe politique doit «se retrouver» et «se donner la main pour l’essentiel pour créer les conditions d’un retour à l’ordre constitutionnel». Cela, précise-t-il, dans un climat apaisé, républicain et démocratique.

Il dénonce, en outre, le fait que les hommes politiques soient « devenus des fonds de commerce de certains qui veulent faire la politique mais qui ont peur de s’assumer politiquement». Selon lui, la démocratie, la liberté d’opinion et la liberté d’expression pour lesquels des martyrs sont tombés au Mali sont menacées. Une intervention qui survient quelques jours après la mise en détention du prêcheur Chouala Bayaya Haïdara pour « atteinte au crédit de l’État… ».
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