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Compétition de Slam contre les VBG et les droits humains : Le 1er prix remporté par Boua Diakité de la région de Koulikoro
Publié le samedi 8 mars 2025  |  Aujourd`hui
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La Maison africaine de la photographie a abrité la finale de la 2e édition de la compétition de slam contre les Violences basées sur le genre (VBG) et les droits humains. C’était le mercredi 25 février 2025. Ils étaient 8 candidats venus de Kayes, Koulikoro, Koutiala, Sikasso, Ségou, Bougouni, Mopti et du district de Bamako. Boua Diakité de Koulikoro a remporté le premier prix.

Cet événement marquait la clôture du projet “Maakun Bana : Révélons les injustices pour les éradiquer”. Il a été initié par l’association Jeuness’Art et soutenu par le Canada à travers le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL). La finale de ladite compétition s’est déroulée en présence de la chargée d’affaires de l’ambassade du Canada au Mali, Mayiwa Abdourahman, et d’Aboubacar Camara, président de l’Association de jeunes slameurs maliens, dénommée Jeuness’Art.

Le slameur Boua Diakité de la région de Koulikoro s’est classé premier avec 33,33 points. Il a été suivi par Bintou Tangara de Tombouctou avec 31,66 points et Moulaye Koné de Bamako avec 31,5 points. Ces trois premiers lauréats ont empoché respectivement 250 000 F CFA, 200 000 F CFA et 150 000 F CFA, ainsi que des trophées. Les autres participants ont reçu une récompense de 100 000 F CFA chacun.

Aux dires d’Aboubacar Camara, avant Maakun Bana (le silence est fini), ils ont porté de nombreux projets visant à renforcer la voix des jeunes, à encourager la prise de parole sur des sujets sensibles et à promouvoir les droits humains. Et avec ce projet, ils ont voulu aller plus loin.

“Nous avons développé une application innovante pour permettre aux victimes et aux témoins de VBG de s’exprimer en toute sécurité et de recevoir du soutien. Nous avons reçu une soixantaine de témoignages, une preuve que notre solution innovante marche. Nous avons aussi lancé une vaste campagne de sensibilisation à travers le slam, car nous croyons que les mots ont le pouvoir de dénoncer, d’inspirer et de guérir”, a-t-souligné.

Cette dynamique sera poursuivie, aux dires de l’initiateur. “Le slam, arme pacifique, mais percutante, doit continuer à être un vecteur de sensibilisation et de changement. Les jeunes doivent savoir qu’ils ont le pouvoir de dire non aux violences et de construire une société plus juste”, a poursuivi le président de Jeuness’Art.

La chargée d’affaires de l’ambassade du Canada au Mali, a rappelé que ce projet fait partie des 11 projets que l’ambassade du Canada au Mali à financer à travers le FCIL. Ces 11 projets touchent quatre thématiques majeures qui constituent des priorités pour le Canada. Il s’agit de la gouvernance, des droits de la personne, de la paix et la sécurité et de l’environnement et l’action pour le climat. “Votre projet est en lien avec la première qui est une thématique d’actualité au regard du contexte actuel du pays, marqué par des défis importants sur plusieurs plans, notamment la situation des droits de la personne de façon générale et particulièrement des VBG”, a-t-elle exprimé. Elle a ajouté que l’ambassade du Canada est fière de les accompagner dans la mise en œuvre de leur projet qui vise à les VBG et à promouvoir les droits humains au Mali en utilisant l’art, notamment le slam/poésie.

Pour terminer, Mayiwa Abdourahman a assuré que le Canada continue son accompagnement à la population malienne, en particulier les femmes et les jeunes.

Marie Dembélé



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