Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

CNT : Diaw entre deux feux
Publié le samedi 22 mars 2025  |  Le Pays
Conseil
© Autre presse par DR
Conseil National de Transition : deux projets de loi relative au code pénal adoptés à l`unanimité
Le conseil national de Transition a tenu le 31 octobre 2024, dans la salle DjeliBaba SISSOKO du CICB, une séance plénière consacrée à l`examen des projets de loi portant Code pénal et Procédure de Code pénal. Cette séance a été présidée par le Président du CNT, le Général de Corps d’Armée, Malick Diaw.
Comment




S’il y a une institution qui a le plus attiré l’attention et la foudre des citoyens, c’est bien le Conseil National de Transition. Son Président, qui a déjoué tous les pronostics grâce à sa discrétion, parce qu’il était jugé le plus mauvais au début de la transition et plusieurs observateurs pensaient que le pire viendrait de lui, il fait face à deux situations délicates. Des informations confidentielles quant au fonctionnement du CNT, son budget qui est le plus critiqué à dessein et des éléments incontrôlés au sein de son institution, qui à chaque prise de parole réveillent le démon. Ils font tout sauf la mission qui leur est confiée en fonction de leur statut. Le peuple qu’ils doivent défendre est devenu leur cible prioritaire à abattre à tout prix.

Diaw a du pain sur la planche.

Général de Corps d’Armée, Malick Diaw, Président du Conseil National de Transition. Ce visage est le plus familier car ayant participé au coup d’Etat d’Amadou Aya Sanogo contre le Général Amadou Toumani Touré en 2012. Lorsque survint le renversement du régime d’IBK en 2020, son nom résonnait partout comme étant le cerveau de cet acte anticonstitutionnel mais qui s’adossait à la désobéissance civile, une des dispositions légales de la constitution. L’officier est craint et plusieurs analystes voyaient en lui la partie impure des cinq colonels qui venaient de faire le coup d’Etat.
Au moment où son nom était cité pour être le Président du Conseil National de Transition, une contre campagne battait son plein tout en le décrivant comme un monstre. Avec son calme olympien qui trahit la posture habituelle qui lui est collée, il arrive à la tête de l’institution sans surprise. Dans l’exercice de cette fonction, il surprend plus d’un. Il est discret, il n’est cité en rien de sombre à la limite d’indignité. Ses prises de parole sont soignées et il a toujours mis en priorité l’intérêt supérieur du Mali. Et de la durée de la transition, il a toujours été un facteur de la raison. Qui ne se rappelle pas de cette célèbre partie de son discours « le seul ennemi à la transition, c’est le temps ». Et aujourd’hui, le compteur de la transition marquera sa cinquième année. Comme pour dire, plus ça dure, plus c’est dur. Et c’est ce que nous constatons.

La trahison qui ne dit pas son nom

Malgré cette posture exemplaire, la présidence de Malick Diaw n’a pas été de tout repos. Il est toujours sous les projecteurs et essuie tout le temps la foudre de toute part. Les deux faits qui ont le plus mis au centre son institution de toutes les critiques, c’est la question des indemnités perçues par les membres du CNT qui aux yeux de la loi sont illégales. Pour preuve, l’ancien Président, sous IBK, Issiaka Sidibé, son premier questeur, Diarrassouba, le contrôleur financier et son secrétaire général de l’époque sont tous sous mandat de dépôt il y a plus d’un an. Ils sont appelés à rembourser la faramineuse somme qui frôle une dizaine de milliard. Une campagne de communication intelligente, comme aime le dire Dr Choguel K Maïga, a été planifiée à son encontre, certains observateurs ont même soupçonné un élément dans la haute sphère de l’Etat comme l’instigateur. Pour mettre de l’ordre afin de ne pas subir à l’avenir le même sort que Isaac et ses autres collaborateurs, le CNT tente de mettre la forme. Le dossier passe toutes les étapes avant d’atterrir sur la table du Président de la Transition. Celui-ci conformément aux dispositions légales, avait 15 jours pour promulguer la décision. Plusieurs mois après, nous n’avons pas connaissance que l’acte a été pris. Pour quelle raison ? Une manière de maintenir le couteau sous la gorge de Malick Diaw ? En tous les cas, plusieurs informations ont circulé au sujet de l’atmosphère pas catholique dans les rangs des hommes forts du régime.


Comme si cela ne suffisait pas, la question de budget des institutions a été au centre de toutes les attentions. Particulièrement celui du CNT. Alors qu’au même moment presque le budget de toutes les institutions a toujours été revu à la hausse d’année en année. Ce qu’il faut aussi savoir, celui du CNT est même insignifiant comparativement à d’autres institutions. La stratégie mise en place, c’est de démontrer par des arguments que le CNT ne joue pas un grand rôle sous cette transition et que ses dépenses en lien avec le budget sont trop. D’où l’appel pressant à le diminuer. Cette campagne ciblée aussi serait l’œuvre d’un gros bonnet. On est appelé à se poser la question, pourquoi tout ça contre Malick Diaw ? Est-il une menace contre un plan méconnu du peuple ?
Des membres dépourvus de la notion d’honorable
En marge de cette observation développée ci-haut, un autre cas place le CNT et son Président au centre d’autres polémiques. Il s’agit de leurs prises de parole publiques dont le centre d’intérêt produit toujours l’effet contraire. Ils se portent en défenseur de toutes les décisions prises par le gouvernement et la présidence de la transition. Tout en oubliant que cela est contraire à la mission à leur confiée. Ils doivent plutôt défendre la cause du peuple. Mais, toutes leurs sorties sont scandaleuses. Ils sont hostiles aux critiques et là où ils doivent apporter des arguments contraires, objectifs pour tenter de convaincre les plus sceptiques, ils se plaisent dans les invectives, les menaces et expriment même le souhait de fermer, via qui de droit, la bouche à tous ceux qui n’épousent pas la façon de faire des autorités de la transition.


Du coup, ils ont rendu presque toutes les voix discordantes hostiles davantage à la transition particulièrement au CNT. Certains souhaitent à ce que ces quelques membres du CNT soient renvoyés pour attitudes irrespectueuses vis à vis du peuple tout en mentionnant qu’ils sont des ennemis à la transition car ils poussent à la colère contre les autorités. D’autres sollicitent à ce que leur salaire, membres du CNT, soit revu considérablement à la baisse comme le cas du Burkina Faso. En tous les cas, ils ne rendent pas la tâche facile à Malick Diaw qui subit tout le temps, les conséquences de leurs sorties inappropriées et sans avantage pour la transition. Malgré tout, Diaw ne parle pas. Et certains murmurent aussi que ces éléments incontrôlés sont en mission d’éléments tapis au plus haut sommet de l’Etat. Pour quel intérêt ? Pas quand même pour la cause du Mali qui traverse des périodes difficiles et a besoin de tous ses fils pour sortir indemne de cette zone de turbulence.
Kèlètigui Daniogo
Source : Le Pays

Commentaires

Sondage

Que pensez-vous de l’attaque terroriste perpétrée contre l’Hôtel Radisson de Bamako?

Il s’agit d’une oeuvre de ceux qui sont jaloux de l’accord de paix et de réconciliation signé en juin.
C’est un acte anodin visant seulement les occidentaux.
Les services de sécurité maliens sont trop défaillants.
Sans opinion

Voir résultats   Voir Archives

Nous suivre
Nos réseaux sociaux

Comment